La banque centrale du Nigeria (Central Bank of Nigeria, CBN) a maintenu son taux directeur inchangé à 26,5 % mardi 21 juillet (ndlr : au Maroc, le taux directeur de la banque centrale est à 2,5%), à l’issue de la réunion de son Comité de Politique monétaire.
L’Institut d’émission justifie son approche prudente par la nécessité de contenir les risques inflationnistes induits par la hausse de cours mondiaux des matières premières et des produits agricoles du fait de la reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran. Cette décision rejoint par ailleurs les prévisions des économistes de grandes banques commerciales du pays. C’est la deuxième fois consécutive que la Banque centrale du Nigéria maintient inchangé son taux directeur.
L’inflation a légèrement diminué à 15,91 % en glissement annuel en juin, mais les pressions sur les prix pourraient s’accentuer à nouveau après la reprise du conflit au Moyen-Orient.
Le maintien d’une politique monétaire prudente reste approprié, explique Robert Omotunde, directeur et responsable des Investissements à la banque d’affaires MDU Capital basée à Lagos. Pour cet analyste, la décision de la Banque centrale maintiendra des conditions de liquidité tendues et soutiendra des rendements obligataires relativement élevés. Cet environnement devrait continuer à soutenir l’appétit des investisseurs pour les obligations d’Etat, à préserver des rendements réels attrayants sur les instruments à revenu fixe à mesure que l’inflation se modère et à renforcer l’attrait des actifs libellés en naira pour les investisseurs nationaux et étrangers, poursuit ce professionnel.
Son homologue David Omojomolo, de chez Capital Economics, estime que l’inflation (près de 16%) s’approche de son pic et que cela devrait donner à la banque centrale plus de marge de manoeuvre pour baisser ses principaux taux lors de la réunion du Comité de politique monétaire prévue en septembre.





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