Comme dans plusieurs pays africains, la non-déclaration des naissances à l’état-civil constitue un problème majeur dans la Grande île. Avec l’aide des nouvelles technologies, le gouvernement veut apporter une solution à ce problème qui a aussi des origines culturelles.
C’est en grande pompe que les autorités de la commune urbaine de Toamasina, à l’est de Madagascar, ont procédé vendredi 15 juin au lancement de la phase d’essai du système de numérisation de l’état civil et de l’identité. Cette commune a été choisie comme centre pilote par le gouvernement avant de généraliser l’expérience dans tout le pays d’ici la fin de l’année.
La digitalisation des données d’état-civil permet de stocker les informations relatives aux naissances de façon sécurisée pour les préserver des incendies et des pertes», a déclaré Volana Rakotonirina, le directeur général du Centre national d’état-civil auprès du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation.
A Madagascar comme dans plusieurs pays d’Afrique, l’identification des individus reste et demeure un réel problème. Selon les données de l’UNICEF, à Madagascar, près d’un quart des enfants de moins de 18 ans n’ont pas d’acte de naissance, soit environ 2,5 millions d’enfants. On estime à 1 million le nombre d’adultes non enregistrés et donc hors des radars de l’état-civil.
Grâce au nouveau système, les données au niveau des hôpitaux seront transférées directement dans les communes et les informations seront validées par le secrétaire d’état-civil. Les maternités seront dotées de tablettes connectées à cet effet. L’objectif est d’interconnecter au moins 30 communes d’ici la fin de l’année.
Ce projet de numérisation entre dans le cadre du Projet de gouvernance digitale et de gestion de l’identité Malagasy lancé en 2019 avec l’appui financier de la Banque mondiale. Il vise l’accroissement d’un accès inclusif à l’identité légale pour tous les citoyens et l’amélioration de l’accès et la qualité de services publics clés.





Madagascar
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