Le litige né en Côte d’ivoire entre la célèbre marque de boisson et Solibra s’est étendue au Mali. Un bras de fer qui a pour conséquences que Coca cola soit effacé des habitudes alimentaires.
Le brasseur historique du marché malien, ne sera plus l’embouteilleur local des marques du géant américain des soft drinks, Coca Cola. Comme à Abidjan et au Faso, la société a perdu également les marques Fanta, Sprite et Schweppes devenues invisibles des grandes surfaces.
Divergences entre Castel et Coca-Cola
Comme Solibra en Côte d’Ivoire et Brakina au Burkina Faso, la Brasserie du Mali est une filiale du groupe français Castel, présent en Afrique depuis plusieurs décennies. Selon les informations que nous avons rapportées sur ces ruptures via les échos des spécialistes des marchés de soft drinks dans la région, les motivations sont dues à de profondes divergences stratégiques entre le groupe Castel et la multinationale américaine.
Mega branding
Si l’on se fie à la similitude du divorce dans chaque pays, tout indique que Coca-Coca reproche à la cannibalisation de ses marques en lançant des sodas sous la marque Djinno sur le marché malien. Des boissons qui entrent en concurrence frontale avec le célèbre soda du géant d’Atlanta.
De son côté, le brasseur basé à Bamako ne semble guère déstabilisé par la rupture de son partenariat avec Coca-Cola car il a mis sur le marché le duo né des ruptures à Abidjan et Ouaga : les boissons World Cola et Youzou.
D’ailleurs un méga branding a vu le jour avec la disparition visuelle de Coca cola à travers le Mali. Des boutiques aux magasins en plus des panneaux publicitaires les plus visibles qui diffusaient le logo de la célèbre boisson, tout ce qui pouvait rappeler le vieux drink pour laisser place au duo cité plus haut.
Les spéculations vont bon train sur le futur embouteilleur des marques de Coca-Cola au Mali. Si le conglomérat ivoirien Carré d’Or spécialisé dans le négoce du riz et la grande distribution a eu ce juteux contrat, tout indique que les nouvelles Brasserie du Mali (NBB) pourraient rafler la mise.
Son promoteur Madiou Simpara, influent homme d’affaires et représentant pays de Samsung en a les moyens et a le profil indiqué pour empêcher que Coca cola soit » morte de sa belle mort » au Mali.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)




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