Annoncé dans un contexte diplomatique tendu, le président français Emmanuel Macron ne viendra pas à Bamako. Le manque de réalisme et des exigences d’agenda de la France ont été désavoués par le gouvernement malien. Le colonel Assimi Goïta, le président de la transition, reste droit dans ses bottes.
Finalement le déplacement au Mali du Président français Emmanuel Macron n’aura pas lieu. Des divergences de vues inconciliables sont la cause de l’annulation du rendez-vous du 20 décembre et non la crise sanitaire liée au Covid comme annoncée par Le Quai d’Orsay.
Des sources proches de la Commission Défense du Conseil National de la Transition ont confié que Macron voulait venir en terrain conquis. Allusion faite à sa dernière visite du genre sous l’ex-Président malien Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) en 2017.
Selon notre source, Macron pensait aller à Gao au lieu de Bamako, en inversant le protocole diplomatique : ce qui a été rejeté par le régime militaire en place.
Par ailleurs, dans le même contexte politique, la team du colonel Assimi Goïta a envoyé un message très clair aux États de la Cedeao, dans la même logique que Paris sur la transition : le régime en place actuellement à Bamako n’acceptera jamais d’être affaibli par un leader (allusion à Macron) qui passe son temps à clamer l’illégitimité de Bamako, alors qu’il souhaitait avoir le Mali comme tribune de campagne électorale.
Bamako attendait de pied ferme l’occupant de l’Élysée en mission pour un second mandat. En témoigne le Mouvement Yèrèwolo Debout sur les Remparts, qui remplit les rues maliennes sous la transition. Ce Le Mouvement comptait faire une démonstration de force avec un accueil hostile à Emmanuel Macron.
Cest donc le manque de réalisme de Paris, voulant manipuler le pouvoir malien, qui aura capoté la venue du president français.





Mali
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