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Mali : L’Etat veut booster la filière coton

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Il se tient depuis le lundi 18 janvier 2021 à Bamako, les Assises nationales du coton sous le thème : «Ensemble, mettons en valeur l’or blanc malien». A travers cette rencontre, l’Etat entend donner un second souffle à la filière.

«La filière coton est la colonne vertébrale de notre économie». Ces propos du ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Mohamed Ould Mahmoud à l’ouverture des Assises nationales sur le coton traduisent l’enjeu de cette rencontre qui vise à dégager des pistes pour mieux organiser la filière. Une filière qui constitue une source de moyens d’existence pour 4 millions de personnes et qui contribue à hauteur de 15% au Produit intérieur brut (PIB), occupant ainsi la deuxième place, après l’or, au plan des recettes d’exportation. Aussi, selon le Premier ministre malien, Moctar Ouane qui a ouvert les travaux de ces Assises nationales, «l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a retenu la culture du coton comme l’une des cinq filières prioritaires devant bénéficier d’un développement soutenu». Puis, il a fait savoir qu’en plus de la création et la redistribution de revenus sûrs et importants aux producteurs, la filière coton contribue à la sécurité et à l’autosuffisance alimentaire, au financement d’infrastructures sociales de base dans les zones d’intervention de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) et de l’Office de la Haute vallée du Niger (OHVN), à la dynamisation de multiples branches de l’économie nationale.

Faible transformation locale 

En dépit de cette importance de la filière coton dans l’économie nationale, elle reste assez fragile face aux fluctuations des cours mondiaux de la fibre et du prix des intrants agricoles. De même, le faible niveau de productivité et de transformation au niveau national ainsi que les nombreux dysfonctionnements dans la gouvernance du secteur annihilent les efforts de développement de la filière. Par ailleurs, le secteur cotonnier a traversé quatre crises majeures au cours des dernières années.


Ces Assises devront donc permettre de trouver des voies et des moyens susceptibles de favoriser une véritable relance de la culture cotonnière en vue de la rendre résiliente, compétitive, rentable et durable. Et ce, à partir de la campagne 2021/2022 qui démarre le 25 janvier prochain.

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