L’ancien Premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maïga est mort lundi à 67 ans à Bamako où il était en détention dans une affaire de fraude présumée, malgré les alertes lancées par sa famille sur la dégradation de son état de santé.
Détenu depuis août 2021, Maïga est décédé dans la matinée dans une clinique de la capitale, entouré de gardes, a indiqué à l’AFP un membre de sa famille, sans plus de détails. Sa dépouille n’avait toujours pas été restituée à ses proches lundi soir.
Le décès de l’ex-Premier ministre en état d’arrestation embarrasse les autorités de transition et la junte à Bamako qui ont mis plusieurs heures avant de publier un communiqué et de présenter les condoléances à la famille.
Après une détérioration de l’état de santé de Maïga en décembre dernier, ses médecins avaient demandé son évacuation sanitaire à l’étranger. Malgré les insistances de sa famille, la junte est restée muette à la demande.
Son épouse avait encore saisi le 2 mars dernier le chef de la junte malienne, le colonel Assimi Goïta, dans une lettre ouverte au sujet de l’état critique de son mari.
Poids lourd de la politique malienne, Soumeylou Boubèye Maïga, a été entre 2017 et 2019 le Premier ministre du président Ibrahim Boubacar Keïta, arrivé au pouvoir en 2013, renversé en août 2020 par un coup d’Etat militaire.
Boubèye Maïga, ancien journaliste formé au Sénégal et en France, avait été auparavant ministre des Affaires étrangères, de la Défense et chef des services de renseignement.
Candidat malheureux à la présidentielle de 2007, il était chef d’un parti, l’Alliance pour la solidarité au Mali.
Depuis août 2021, l’ancien Premier ministre avait été détenu à la maison centrale d’arrêt de Bamako. Il avait été transféré en décembre dans la clinique de Bamako où il est décédé.





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