La Banque africaine de développement frappe fort contre les pratiques frauduleuses. L’entreprise de construction IYA Sarl., basée au Mali, est temporairement exclue de tous les projets financés par l’institution, à la suite d’irrégularités constatées dans un appel d’offres stratégique en Afrique de l’Ouest.
Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, le 7 janvier 2026, l’exclusion d’IYA Sarl. pour une durée de 20 mois. L’entreprise malienne est reconnue coupable de pratiques frauduleuses dans le cadre d’un appel d’offres financé par la Banque.
Cette sanction s’accompagne toutefois d’une possibilité de levée conditionnelle, subordonnée à la mise en place d’un programme de conformité rigoureux en matière d’intégrité.
Des irrégularités révélées par une enquête interne
Les faits reprochés à IYA Sarl. ont été mis au jour à l’issue d’une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption du Groupe de la BAD.
Selon les conclusions de cette investigation, l’entreprise a enfreint les règles en vigueur lors de l’appel d’offres pour la construction d’infrastructures électriques du Projet d’interconnexion électrique Guinée-Mali (PIEGM).
Un projet stratégique pour l’intégration énergétique régionale
Le projet PIEGM revêt une importance majeure pour l’Afrique de l’Ouest. Il vise à renforcer les échanges d’électricité entre les pays de la sous-région, en particulier entre la Guinée et le Mali.
Son objectif est double : soutenir le développement socio-économique des deux pays et améliorer l’accès des populations à une électricité fiable, de qualité et à moindre coût.
Exclusion totale des projets financés par la Banque
Durant toute la période d’exclusion, IYA Sarl. ainsi que l’ensemble de ses filiales se verront interdire l’accès aux projets financés par le Groupe de la Banque africaine de développement. Cette mesure s’inscrit dans la politique de tolérance zéro de l’institution vis-à-vis de la fraude et de la corruption.
Un retour conditionné à des engagements stricts
À l’issue des 20 mois de sanction, l’entreprise ne pourra prétendre à une réintégration qu’à une seule condition : fournir des preuves tangibles de la mise en œuvre effective d’un programme de conformité en matière d’intégrité.
Ce dispositif devra être pleinement aligné sur les directives et standards de la Banque africaine de développement, marquant ainsi la volonté de l’institution de renforcer la transparence et la bonne gouvernance dans les projets qu’elle finance.





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