Mauvaise nouvelle pour les pays africains importateurs de riz. L’Inde a décidé d’interdire ou de taxer les exportations de certaines variétés de riz, denrée de base pour la majorité des populations, notamment dans les pays les plus pauvres.
Cette mesure, entrée en vigueur vendredi 9 septembre dernier, pourrait faire flamber le prix de la céréale sur les marchés internationaux.
Le prix des brisures de riz a augmenté de 38% en 2022 en raison de la forte hausse des exportations entre avril et août. La flambée des prix du maïs, portés par la guerre en Ukraine, a poussé la filière de la nourriture animale à substituer le maïs par du riz, notamment en Chine, au détriment de quelques pays africains qui achètent des brisures pour la nourriture humaine.
Concrètement, les ventes à l’étranger de brisures de riz sont interdites. New-Delhi a également instauré une taxe de 20 % à l’exportation de riz blanc ou brun.
Le riz « Basmati », une qualité haut de gamme et plus chère, n’est pas concerné par ces mesures. L’Inde est le premier exportateur mondial de riz avec 40 % de part du marché international. Ses principaux clients se trouvent en Asie et en Afrique. Les interdictions et les taxes touchent environ 60 % des volumes d’exportation habituels.
Avec cet embargo et cette taxe à l’export, de nombreux acheteurs devraient se reporter sur la Thaïlande ou le Vietnam, ce qui va inévitablement renchérir le coût des importations. Alors qu’une tonne de riz se facture autour de 340 dollars en Inde, il faut débourser 430 dollars en Thaïlande et 395 au Vietnam.
![Édito | Transport aérien : vers un renouveau de l’IATA ? [Par Jean-Louis Baroux] L'IATA, ce n'est pas rien ! Fondée à La Havane en 1945, cette organisation se veut l'association mondiale des compagnies aériennes. Sur les quelque 1 200 transporteurs aériens, seuls 370 en sont membres, mais ils représentent 85 % du trafic aérien mondial. Et les chiffres sont impressionnants : la barre des 1 000 milliards de dollars de chiffre d'affaires des compagnies régulières sera franchie cette année. Pour faire fonctionner cet ensemble, et surtout pour que des opérateurs voués à être concurrents coopèrent entre eux, il faut des outils globaux, performants et acceptés de tous. Et ce n'est pas le moindre mérite de l'IATA que de les avoir créés et d'en assurer la gestion.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Saadia-Zahidi--320x150.jpg)
![Éclairage | Les investissements étrangers au Maroc et le cadre de garantie des transferts : le dispositif de la réglementation des changes – Partie I [Par Hassan Ouatik, Expert-comptable OEC Paris] Depuis 2011, l'Office des changes a entrepris un travail de consolidation de ces instructions dans un corpus identifiable et facilement utilisable, tant par les professionnels que par les investisseurs étrangers. La dernière instruction générale en vigueur a été publiée en janvier 2026. Son préambule précise : « Les nouvelles dispositions visent, en particulier, à améliorer le climat des affaires, à promouvoir les exportations, à encourager l'investissement, à soutenir le développement du commerce électronique et à consolider les régimes relatifs aux voyages professionnels et personnels. »](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/IDE--320x180.jpg)
![Tribune | De Malacca à Ormuz : de la souveraineté littorale à la responsabilité partagée, repenser la gouvernance des détroits stratégiques [Par le professeur El Hassane Hzaine] En juin 2026, une fenêtre de paix s'est ouverte lorsque les États-Unis et l'Iran sont parvenus à un accord historique à Genève sous forme d'une feuille de route pour instaurer la paix et réouvrir le détroit ; l'accord prévoit une levée progressive des sanctions en échange d'une surveillance des installations nucléaires iraniennes par l'AIEA.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Detroit-de-Malacca--320x174.jpg)








