Face à une crise de liquidités en devises, l’Egypte, autrefois appréciée pour ses obligations attractives, sera retirée de l’indice JP Morgan le 31 janvier 2024.
Autrefois saluée pour les rendements élevés offerts aux investisseurs en obligations, l’Egypte est désormais confrontée à une défiance sur les marchés financiers internationaux. JP Morgan vient d’annoncer qu’à partir du 31 janvier 2024, le pays des Pharaons sera retiré de son Global Bond Index Emerging Market. Cette décision intervient dans un contexte de difficultés financières croissantes du pays, notamment en termes de liquidités en devises.
La banque d’affaires américaine justifie son retrait par les défis de liquidités en devises de l’Egypte et les incertitudes exprimées par les investisseurs internationaux. Le pays était sous surveillance depuis le 21 septembre 2023 pour ces problèmes. Les réformes économiques soutenues par un prêt de 12 milliards de dollars du FMI avaient attiré de nombreux investisseurs séduits par les rendements élevés des obligations émises localement. Cependant, la hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis et en Europe en 2023, et la stabilisation de la crise de la dette des entreprises publiques en Chine, a considérablement réduit l’attractivité des marchés émergents dont l’Egypte, embourbée dans une crise aiguë de devises.
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