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Maroc : Face au Covid-19, la Banque populaire affiche une forte résilience

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Dans un contexte marqué par la pandémie du Covid-19 avec ses rudes conséquences sur le plan économique, le groupe Banque Populaire affiche une surprenante résilience avec une amélioration de ses indicateurs d’activité, même si les efforts de provisionnement semblent affecter la capacité bénéficiaire.

2020 c’est l’année où toute l’économie mondiale, y compris africaine, a été lourdement touchée par la pandémie. Et les banques, en première ligne, ont dû accuser le coup. Pourtant, quand on observe les réalisations du groupe Banque Populaire, on aurait même tendance à penser ce qui semble être une forte tempête ailleurs n’est qu’un léger coup de vent. C’est l’une des principales conclusions que tire la presse économique à l’issue de la présentation des résultats du groupe ce jeudi 25 mars par visioconférence et à laquelle ont pris part des dizaines de journalistes.

En effet, le produit net bancaire consolidé est passé de 17,8 à 19,3 milliards de dirhams, s’appréciant de quelque 8,3% en 2020 par rapport à 2019. Cette hausse s’explique par la bonne tenue des entités consolidées l’année précédente, à laquelle s’ajoute un changement de périmètre. Il y a une forte dynamique du PNB des filiales à l’international qui évolue de +34% tiré à la fois par la bonne performance des filiales historiques (+7% de PNB) et par l’impact de l’intégration des trois nouvelles acquisitions. Car, faut-il le rappeler, de nouvelles acquisitions ont été réalisées, notamment les entités du groupe français Banque Populaire Caisse d’épargne à Madagascar, au Cameroun et au Congo.


Alors qu’au Maroc, bien que les filiales spécialisées aient été impactées par la crise sanitaire en 2020, elles continuent à contribuer fortement au PNB du Groupe avec un taux de 18%. Réaliser de telles performances dans ce contexte de Covid-19 où une bonne partie de l’économie est à l’arrêt relève de l’exploit.

Contexte pandémique oblige, dans une démarche prudente à saluer, la Banque populaire renonce, du moins pour cette année, à une bonne partie de ses réalisations en constatant d’importantes dotations aux provisions pour créances douteuses. Ainsi, le coût du risque du groupe grimpe à 6,1 milliards de dirhams en 2020, contre 2,6 milliards seulement une année plutôt, soit une hausse exceptionnelle de 138%.

Il ne s’agit pas seulement d’une démarche comptable, mais d’un véritable engagement citoyen de la part de la banque qui a joué sa partition dans le soutien nécessaire aux acteurs économiques, entreprises et particuliers confondus. Ainsi, en plus d’une contribution d’1 milliard de dirhams au fonds Covid-19 en mars dernier, le groupe BCP a traité et validé près de 18.746 demandes de crédits «Damane Oxygène», et 14.551 pour «Damane Relance».
Au niveau de la capacité bénéficiaire, l’effort de provisionnement a naturellement réduit le résultat net consolidé qui passe de 3,9 à quelque 1,3 milliard de dirhams.

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