L’essentiel du rapport de la Banque mondiale (BM) sur le suivi de la situation économique au Maroc Hiver 2022-2023. « Le Maroc face aux chocs d’offres », présenté, mardi 14 février lors d’une table ronde, par Javier Diaz Cassou, économiste senior principal à la BM au Maroc :
Développements 2022
Après le rebond post-Covid-19 de l’an dernier, la croissance a chuté rapidement sous l’effet d’une série de chocs d’offres d’origine interne et externe, notamment la chute de la production agricole et l’inflation importée à l’origine de la flambée des prix des matières premières.
Ces chocs ont alimenté la poussée inflationniste, qui a atteint son plus haut niveau depuis trois décennies, face à laquelle Bank Al-Maghrib (la Banque centrale) a été contrainte de relever son taux directeur. La politique monétaire reste toutefois accommodante avec un taux directeur qui demeure bas, comparé aux principales économies avancées et à la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).
Au niveau de la balance des paiements, le déficit du compte courant s’est creusé de 2,3 à 4,1% du PIB, en partie, à cause d’une dévaluation du dirham, qui a pesé sur le coût des importations. Le dynamisme des exportations en 2022 et des recettes des Marocains résidant à l’étranger (MRE) n’a pas pu compenser l’augmentation des importations.
Le gouvernement a mis en œuvre une batterie de mesures pour mitiger l’impact des chocs sur les ménages et les entreprises. Une conjoncture qui n’a pas été sans un impact budgétaire. Cependant, le déficit budgétaire a chuté de 5,5 à 5,1% du PIB grâce au dynamisme des recettes fiscales, et le poids de la dette n’a augmenté que de 68,9 à 69,2% du PIB.
Projections 2023
– Une accélération de la croissance sous l’hypothèse d’une année agricole « normale » ;
– Croissance du PIB réel : 3,1% ;
– Croissance du PIB agricole : 9% ;
– Croissance du PIB non agricole : 2,5% ;
– Inflation : 4% ;
– Déficit du compte courant : 3,7% ;
– Déficit budgétaire : 4,6% ;
– Dette du trésor : 69%.





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