Le secteur bancaire islamique, constitué de 5 banques et 3 fenêtres islamiques auprès des banques, a affiché une perte cumulée de 129,3 millions de dirhams (13,2 millions de dollars), au 31 décembre 2022, indique le rapport annuel 2022 sur la supervision bancaire.
Quoique déficitaire, ce résultat net du secteur bancaire islamique s’est amélioré par rapport à celui réalisé en 2021 (-206,8 millions de dirhams) et en 2020 (-350,9 millions de dirhams).
Cette mauvaise performance peut s’expliquer par une hausse de 6%, à 741,1 millions de dirhams, des charges d’exploitation. Dans le détail, les charges externes ont été les plus importantes, elles ont progressé de 12 % en un an, suivies des charges de personnel, en hausse de 9 %. Dans ces conditions, le résultat brut d’exploitation agrégé du secteur a atteint -74,3 millions de dirhams, en 2022 contre -175,6 millions de dirhams en 2021 et -321,1 millions de dirhams en 2020.
Et pourtant, le produit net bancaire (PNB) des banques et fenêtres participatives s’est nettement amélioré en 2022, soutenu par la hausse de la marge sur financements participatifs, qui a atteint 799,2 millions de dirhams à fin 2022 et de la marge sur commissions qui a connu une progression de 27 % à 77,8 millions de dirhams.





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