Fini le passage obligé par les guichets physiques pour les marchandises en partance vers Bamako et Ouagadougou. Grâce à une interconnexion numérique de pointe, la Direction Générale des Douanes ivoiriennes supprime le visa manuel sur les déclarations en détail. Une avancée majeure qui promet de transformer les terminaux de transit en véritables autoroutes logistiques.
L’image des agents tamponnant nerveusement des liasses de documents appartient désormais au passé. Dans une note circulaire datée du 31 mars 2026, le Général DA Pierre A., patron des douanes ivoiriennes, a acté une décision historique : la fin de l’exigence du visa des représentations douanières du Mali et du Burkina Faso sur les déclarations de marchandises. Ce verrou administratif, qui ralentissait jusqu’ici le flux des échanges, saute au profit d’une gestion totalement dématérialisée.
La technologie au service de la fluidité
Cette mutation n’est pas le fruit du hasard, mais l’aboutissement d’une stratégie de modernisation baptisée «zéro papier.» Derrière cette décision se cache une infrastructure numérique robuste. Le transit vers le Mali s’appuie désormais sur le Module Informatique T1, tandis que les échanges avec le Burkina Faso sont portés par le SIGMAT (Système Interconnecté de Gestion des Marchandises en Transit).
Grâce à ces outils, les données douanières voyagent désormais plus vite que les camions. L’interconnexion en temps réel entre les administrations permet une traçabilité parfaite, rendant le contrôle physique et manuel du visa totalement obsolète. On peut d’ores et déjà dire que c’est une victoire d’étape pour la sécurité des données et, surtout, pour la transparence des opérations.
Un soulagement pour les opérateurs économiques
Pour les commissionnaires en douane agréés et les transporteurs, cette réforme ressemble à une bouffée d’oxygène. Jusque-là, le parcours du combattant administratif imposait des arrêts fréquents et des délais de traitement parfois élastiques. Désormais, les opérateurs peuvent soumettre leurs déclarations directement aux bureaux de douane compétents, sans détour par les représentations des pays de destination. « L’objectif est de réduire drastiquement le temps de stationnement des marchandises sur le territoire ivoirien et booster la compétitivité du corridor », souligne la Direction Générale.
En éliminant ces points de friction, la Côte d’Ivoire espère accroître la cadence des exportations et réexportations, garantissant aux pays de l’hinterland un approvisionnement plus régulier et moins coûteux.
Le hub logistique ivoirien consolide son leadership
Au-delà de la simple simplification administrative, cette mesure, inscrite dans le cadre de la convention TRIE (Transit Routier Inter-États), renforce le poids stratégique d’Abidjan dans la sous-région. Dans une Afrique de l’Ouest où la concurrence entre les ports est féroce, la capacité à offrir un transit agile et sécurisé est un argument de poids.
En substituant une collaboration numérique agile à une bureaucratie pesante, la Côte d’Ivoire ne se contente pas de moderniser ses services. Elle réaffirme sa position de partenaire naturel et de porte d’entrée privilégiée pour les économies sahéliennes. Le Général DA Pierre A. a d’ailleurs été formel en relevant que l’application de cette nouvelle disposition est immédiate, marquant le début d’une nouvelle ère pour le commerce transfrontalier.





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