À quelques mois de l’élection du prochain Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, un sondage international place Macky Sall en tête des intentions de vote. Portée notamment par le Burundi, sa candidature s’impose progressivement comme un point de convergence au sein du Sud Global.
La bataille pour la succession du Portugais António Guterres, dont le mandat s’achève le 31 décembre 2026, s’intensifie.
Un favori qui se détache nettement
Selon une étude publiée par le cabinet américain Holding Price Limited, Macky Sall arrive en tête avec 38,6 % des intentions de vote.
L’ancien président du Sénégal devance largement ses concurrents, parmi lesquels l’ancienne présidente du Chili, Michelle Bachelet (24,2 %), l’argentin Rafael Grossi, actuel Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) (21,7 %) et Rebeca Grynspan, économiste et ancienne deuxième vice-présidente du Costa Rica (15,5 %).
Une candidature portée par le Sud Global
Soutenue par le Burundi, la candidature de Macky Sall semble bénéficier d’un élan croissant au sein des pays du Sud. Cette dynamique traduit une volonté de voir émerger un leadership issu de ces régions au sommet de la gouvernance mondiale.
Dans un contexte international marqué par de fortes tensions géopolitiques, le profil de l’ancien chef d’État sénégalais apparaît pour certains comme un compromis capable de rassembler.
Une élection sous haute contrainte diplomatique
La prochaine étape clé est fixée au 22 avril, date à laquelle les candidats seront auditionnés. Mais au-delà des intentions de vote, l’équation reste éminemment diplomatique.
L’élection du futur Secrétaire général dépend en effet du soutien unanime des cinq membres permanents du Conseil de sécurité — États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni — un verrou institutionnel qui pourrait rebattre les cartes.
Une course encore ouverte
Si Macky Sall s’impose pour l’instant comme le favori, la compétition reste loin d’être jouée. Les négociations en coulisses, les équilibres géopolitiques et les arbitrages des grandes puissances seront déterminants dans les mois à venir.
Dans cette course à l’un des postes les plus stratégiques de la gouvernance mondiale, les rapports de force internationaux pèseront sans doute davantage que les sondages.





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