Les prix des principales matières premières devraient connaître des baisses substantielles cette année dans un contexte de croissance molle à l’échelle mondiale. Mais les cours du gaz, du pétrole, du charbon et des produits alimentaires resteront relativement fermes.
A quelques rares exceptions près, les prix des produits énergétiques, des engrais, des métaux et des matières premières agricoles devraient reculer en 2023 et rester pratiquement stables en 2024, estime la Banque mondiale dans son rapport «Commodity Markets Outlook ». Le rapport précise que les cours mondiaux de l’ensemble des matières premières devraient globalement refluer de 21% en 2023 par rapport à l’année écoulée, ce qui représente la plus forte baisse depuis la pandémie du coronavirus.
Les prix de l’énergie devraient chuter de 26 % cette année. Le cours du pétrole brut (le Brent de la mer du Nord) devrait s’établir en moyenne à 84 dollars le baril, soit un décrochage de 16 % par rapport à la moyenne de 2022, avant d’augmenter de 2,4% en 2024. Pour autant, les prix de l’or noir resteront plus élevés que leurs niveaux moyens sur la période 2015-2019 qui s’établissaient à 57 dollars le baril.
En Europe et aux Etats-Unis, les prix du gaz naturel devraient être divisés par deux entre 2022 et 2023, en raison notamment du recul de la demande dans ces deux régions qui comptent de plus en plus sur les énergies renouvelables dans leur mix-énergétique. Ces prix resteront cependant presque trois fois plus élevés que les moyennes relevées entre 2015 et 2019.
Les prix moyens du charbon devraient, quant à eux, passer de 350 dollars/tonne métrique en 2022 à 200 dollars cette année, puis à 155 dollars en 2024, en raison notamment de la chute de la demande de ce combustible fossile polluant, dans un contexte de baisse des cours du gaz naturel et de hausse des prix du carbone en Europe.
La Banque mondiale s’attend d’autre part à une chute de 37% des prix des engrais en 2023, ce qui constituerait la plus forte baisse sur un an depuis 1974. Les baisses les plus prononcées des prix des engrais concerneront l’urée, le chlorure de potassium et le phosphate d’ammonium (DAP).
La Banque mondiale révèle également que les prix des produits alimentaires devraient refluer de 8% cette année et de 3% en 2024, en supposant que les exportations de céréales et d’oléagineux de la région de la mer Noire restent stables. Les cours du blé et du maïs devraient enregistrer des baisses respectives de 17% et 15% cette année, grâce notamment à la contraction de la demande mondiale et à des récoltes meilleures que prévu au Brésil, en Australie, au Canada, au Kazakhstan et en Russie.
Les prix du riz devraient cependant enregistrer une hausse 17% en 2023, à 510 dollars par tonne, avant de revenir à 490 dollars par tonne grâce notamment à la reprise des exportations pakistanaises.
En ce qui concerne le café, les prix de l’arabica devraient baisser de 14% cette année et de 4% en 2024 alors que ceux du robusta resteront quasiment stables par rapport à l’année passée. Les cours du cacao augmenteraient d’environ 13% cette année.
En ce qui concerne les métaux précieux, les prix de l’or, de l’argent et du platine devraient augmenter à des taux allant de 4% à 6% cette année, en raison de la forte demande de la part des investisseurs qui y voient de nouveau une valeur-refuge.


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