Les cours du baril du pétrole sont restés stables vendredi 6 février, les investisseurs attendant des nouvelles des négociations entre les Etats-Unis et l’Iran qui se déroulent à Oman, dans un contexte de craintes d’un nouveau conflit au Moyen-Orient qui pourrait perturber l’approvisionnement du marché. Le prix du Brent a baissé de 5 cents, à 67,50 dollars le baril à la mi-journée, tandis que le pétrole brut américain, le West Texas Intermediate (WTI) cédait 11 cents, à 63,18 dollars le baril.
«Les investisseurs suivent de près les pourparlers entre les Etats-Unis et l’Iran, et leur opinion dépendra de leur issue,» affirme Tamas Varga, analyste pétrolier chez le courtier PVM. Toute escalade des tensions entre les deux pays pourrait perturber les flux pétroliers, car environ un cinquième de la consommation mondiale totale transite par le détroit d’Ormuz, entre Oman et l’Iran.
Les risques géopolitiques inquiètent les investisseurs
L’absence de consensus sur l’ ordre du jour de la rencontre entre Téhéran et Washington inquiètent les investisseurs quant aux risques géopolitiques. Le régime iranien souhaite s’en tenir aux questions nucléaires, tandis que Washington veut discuter des missiles balistiques iraniens et de son soutien aux groupes armés dans la région.
L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Koweït et l’Irak exportent la majeure partie de leur pétrole brut via le détroit d’Ormuz, tout comme l’Iran.
Si les pourparlers d’Oman atténuent les risques de conflit dans la région, les prix du pétrole pourraient encore baisser. «Nous pensons que les craintes géopolitiques céderont la place à des fondamentaux fragiles,» ont indiqué les analystes de Capital Economics cités par Reuters faisant référence à une reprise de la production pétrolière du Kazakhstan qui contribuera à faire baisser les cours du baril, pour atteindre environ 50 dollars le baril d’ici la fin de 2026.
L’Arabie saoudite a abaissé jeudi le prix de vente officiel de son pétrole brut Arab Light à l’Asie pour le mois de mars à son plus bas niveau en cinq ans, marquant ainsi le quatrième mois consécutif de baisse des prix.









![Édito | Transport aérien : faut-il avoir peur de la guerre dans le Golfe ? [Par Jean-Louis Baroux] Il y a d’abord le récurent problème de l’approvisionnement en carburant. Un très bon article d’Air Journal éclaire la situation européenne. 70% du carburéacteur consommé en Europe provient du Moyen-Orient et en particulier du complexe Al Zour du Koweit. Il est clair que cette source de fourniture de Jet A ou Jet A1 va être singulièrement réduite tant que le détroit d’Ormuz ne sera pas réouvert à la navigation et cela peut prendre plusieurs mois après la fin des hostilités, qui elle, n’est pas pour demain.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/04/Zour-450x244.jpg)

