Le groupe de télévision sud-africain MultiChoice a refusé lundi l’offre de rachat de Canal , son premier actionnaire à hauteur de 30%, jugée insuffisante mais « reste ouvert » à toute proposition.
MultiChoice indique lundi dans un communiqué avoir « fait savoir à Canal qu’au prix proposé, la lettre (contenant l’offre, NDLR) ne fournit pas de base pour un engagement plus poussé. »
Le groupe Canal, qui détient déjà 30% de Multichoice, avait fait part jeudi de son intention d’acquérir l’ensemble du capital du mastodonte sud-africain au prix de 105 rands (5,13 euros) par action, payé en espèces, soit une prime de 40% par rapport au cours de clôture du 31 janvier.
Un chiffre qui « sous-évalue considérablement le groupe et ses perspectives d’avenir », estime Multichoice, qui est coté à la Bourse de Johannesburg.
Le groupe ne ferme toutefois pas complètement la porte à la filiale de Vivendi, assurant « rester ouvert » à toute offre « à un prix équitable et sous réserve de conditions appropriées.
Sollicité lundi soir par l’AFP, le groupe Canal s’est refusé à tout commentaire à ce stade. Cette opération, si elle s’était réalisée au prix proposé par Canal, représentait un montant supplémentaire de 1,5 milliard pour la filiale du groupe Vivendi pilotée par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré.
Canal, est présent en Afrique dans 25 pays au travers de 16 filiales, et y compte 8 millions d’abonnés, selon les données du groupe français.
Sa position de premier actionnaire du mastodonte sud-africain lui a permis de prendre pied en Afrique anglophone et lusophone où MultiChoice comptait 23,5 millions d’abonnés dans plus de 50 pays, à date.
« Canal prépare activement sa cotation en bourse suite à l’annonce du projet de scission de sa société mère Vivendi. Ce projet permettrait aux investisseurs de bénéficier du rapprochement de Canal et de MultiChoice, l’objectif ultime du groupe Canal étant d’obtenir également une cotation en Afrique du Sud », avait indiqué le groupe jeudi.
Le refus de MultiChoice survient alors que Vivendi étudie un projet de scission de ses activités en quatre entités cotées, structurées autour de Canal
, Havas, une société incluant sa participation majoritaire dans Lagardère et une société d’investissement.
Avec AFP

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