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D’abord il faut disposer de l’espace aérien en particulier dans les zones très denses comme les Etats Unis ou l’Europe. Ensuite il faut bien admettre que le transport aérien est source d’émission de CO², même s’il ne représente que moins de 3% des émissions. Enfin il faut tenir compte de l’attitude des populations riveraines des grands aéroports qui supportent de plus en plus mal le survol des appareils même si ceux-ci font de moins en moins de bruit.

Le cap des 5 milliards de passagers sera dépassé en 2026. Pour atteindre ce niveau exceptionnel, il ne faut pas moins de 28.000 appareils en service pour desservir un peu plus de 4.000 aéroports dans le monde. Ce volume de trafic commence à poser de sérieux problèmes.

Lors de son intervention au BAR (Board of Airlines Representatives) de la France, Wille Walsh le Directeur général de IATA a pointé les difficultés auxquelles ce secteur d’activité doit faire face, difficultés qui pourraient être surmontées avec un peu de bonne volonté.

Quelle meilleure reconnaissance du transport aérien que son succès et sa croissance constante depuis sa renaissance en fin de la deuxième guerre mondiale. Il a atteint 5 milliards de passagers, 1.000 milliards de dollars de chiffre d’affaires, autour de 20.000 avions en service et chaque nouvelle version est plus performante que la précédente, et des perspectives toujours optimistes en dépit des nombreux obstacles qui jalonnent son parcours.

L’enjeu est de taille. Les montants sont tellement importants qu’il est difficile de se les représenter. Allez, entrons dans les grands nombres. On estime qu’actuellement 26.750 appareils sont en service commercial dans le monde. Les constructeurs, Boeing en particulier, chiffrent à 50.000 les flottes du transport aérien à l’horizon 2044, c’est dans moins de 20 ans et cela correspond à un doublement du nombre d’avions. Mais ce n’est pas tout, la taille moyenne des appareils augmente régulièrement. Elle est passée de 50 sièges dans les années 1950 à 100 sièges 20 ans plus tard et à 200 sièges maintenant. Et les appareils volent de plus en plus loin.

Comment qualifier autrement la lutte que se livrent les constructeurs d’avions ? Je ne parle pas seulement d’Airbus et de Boeing, mais des motoristes, des équipementiers et des nouveaux arrivants, chinois en particulier, sans oublier Embraer voire ATR. Les chiffres publiés par le cabinet ID Aero dont les analyses font autorité, donnent un peu le tournis.