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Ceux-ci alléchés par des tarifs attractifs à la condition d’acheter leurs billets très longtemps à l’avance, souvent plusieurs mois, se retrouvent piégés en cas d’annulations de vols, voire de cessation d’opérer entre des destinations.

Par temps calme, le transport aérien s’est très bien accommodé du fameux « Yield Management » dont l’objectif est de maximiser les recettes de chaque vol en faisant varier les tarifs au jour le jour si ce n’est à la minute. Certes il comporte des excès que nous avons souvent dénoncés, mais reconnaissons que, dans l’ensemble ce concept a permis de faire voyager de nouvelles couches de clientèles, de remplir les vols, parfois trop, et d’assurer une meilleure rentabilité aux transporteurs. Mais lorsque la géopolitique amène de fortes perturbations, le même outil se retourne contre ses utilisateurs.

Voyager de Dakar à Abidjan ou de Lomé à Lagos coûte souvent plus cher qu’un vol vers l’Europe. Ce paradoxe, longtemps décrié par les populations et les opérateurs économiques, est sur le point de disparaître. Dans une décision qualifiée d’historique, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a décidé de s’attaquer à la racine du problème : la fiscalité aéroportuaire.

C’est la fin annoncée des tarifs prohibitifs qui plombent la mobilité en Afrique de l’Ouest. Réunis en sommet à Abuja en décembre 2024, les Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO ont frappé un grand coup en adoptant un «Acte additionnel» inédit. Au programme : la suppression des taxes sur le transport aérien et une réduction drastique des redevances dès le 1er janvier 2026. Une mesure choc destinée à booster l’intégration régionale et à désenclaver les économies de la zone.

Les opérateurs aériens sont conscients d’être les maitres du jeu car ils fabriquent le produit, mais les distributeurs savent très bien qu’ils sont eux aussi indispensables au développement de ce secteur dont ils retirent aussi une partie essentielle de leur revenu.

Les opérateurs aériens sont conscients d’être les maitres du jeu car ils fabriquent le produit, mais les distributeurs savent très bien qu’ils sont eux aussi indispensables au développement de ce secteur dont ils retirent aussi une partie essentielle de leur revenu.