Une réforme historique de la fiscalité aérienne adoptée par la CEDEAO entrera en vigueur au 1er janvier 2026, visant à rendre le ciel ouest-africain plus accessible et compétitif.
La Commission de la CEDEAO a annoncé la suppression des taxes non directement liées au transport aérien et une réduction de 25 % des redevances passagers et de sécurité dans les douze États membres engagés. Selon les experts, ces mesures pourraient faire baisser le prix des billets d’environ 40 % et stimuler la demande de 20 à 30 %. L’objectif : rendre les voyages aériens plus abordables, soutenir le tourisme et favoriser la libre circulation des personnes et des biens.
Aujourd’hui, certaines taxes peuvent représenter jusqu’à 50 % du prix d’un billet intra-régional. À Cotonou, un vol régional est facturé près de 93 000 FCFA, contre 30 000 à 52 500 FCFA à Abidjan. Cette surcharge freine la mobilité, pénalise le commerce et limite l’attractivité des hubs ouest-africains face à l’Afrique du Nord.
Vers un alignement international
La réforme s’aligne sur l’article 15 de la Convention de Chicago de l’OACI, interdisant des redevances excédant le coût réel des services. Un mécanisme régional de surveillance garantira la répercussion effective des baisses sur les passagers et le contrôle de la corrélation entre coûts et services rendus.
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, exclus de la réforme, pourraient voir leurs hubs sahéliens moins attractifs. Les aéroports devront s’adapter financièrement, en développant les revenus non aéronautiques pour compenser la baisse des taxes.
Cette réforme ambitieuse constitue un levier stratégique pour renforcer la compétitivité aérienne et l’intégration économique en Afrique de l’Ouest.






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