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Doha, 18 mars (QNA) - Dans le cadre des efforts visant à apaiser la situation dans l'est de la République démocratique du Congo, l'État du Qatar a accueilli une réunion trilatérale à Doha le mardi 18 mars 2025, en présence de S.A. l'Émir Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani, de S.E. le Président de la République du Rwanda, Paul Kagame, et de S.E. le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi Tshilombo.

Après le ratage de la rencontre entre la RD Congo et le M23 soutenu par le Rwanda la semaine dernière, le Qatar, sous l’égide de l’Émir Tamim ben Hamad Al Thani, a réussi la prouesse de réunir autour d’une table les deux frères ennemis : Félix Tshisekedi de la RDC et Paul Kagame du Rwanda. A l’issue de cette rencontre, une Déclaration conjointe entre l'État du Qatar, la République démocratique du Congo et la République du Rwanda a été produite.

«Le gouvernement du Rwanda a notifié aujourd’hui le gouvernement de Belgique de sa décision de rompre les relations diplomatiques, avec effet immédiat», a déclaré le ministère des Affaires étrangères rwandais dans un communiqué. Une décision liée selon Kigali aux «tentatives pitoyables» de Bruxelles de «maintenir ses illusions néocoloniales.»

Kigali a annoncé ce lundi 17 mars, la rupture des relations diplomatiques avec la Belgique, l’un des pays les plus critiques du régime rwandais depuis le début de l’offensive du M23 soutenu par l’armée rwandaise, dans la province du Kivu en République démocratique du Congo (RDC)

Ce système "multi-ordre" rompt avec les modèles précédents et impose une réévaluation de la diplomatie, de la gouvernance mondiale et des institutions nécessaires pour gérer une diversité et une complexité accrues des relations internationales. Animées par un nationalisme combatif et une instrumentalisation du passé, certaines puissances emploient des stratégies variées : Sharp power, discours spirituels ou religieux, manipulation de l'information, réécriture de l’histoire et coercition économique. L'ordre mondial en devenir est façonné par l'interaction entre une poignée de dirigeants autoritaires (strongman) à la tête de "néo-empires" révisionnistes, qui cherchent à remodeler le système à leur avantage, sans pour autant restaurer les structures féodales de suzerains et vassaux.

Le système international connait des bouleversements profonds et structurels, et s’achemine vers un système "multi-ordre" plus fragmenté et diversifié caractérisé par la coexistence et l'interaction de multiples ordres internationaux, chacun fondé sur des valeurs, des identités et des institutions propres (Trine Flockhart 2016). Flockhart soutient que cette transition est déjà en cours et insiste sur la nécessité, pour les décideurs politiques, de s'y préparer

Le rapport de l’Institut International de Recherche sur la Paix, qui ne concerne que les armes «majeures» (avions, systèmes de défense antiaérienne, blindés, missiles, navires, satellites…) précise que la Russie a été le principal fournisseur d’armes au continent avec 21% du total des livraisons entre 2020 et 2024. Le podium est complété par la Chine (18%) et les Etats-Unis avec 16% des livraisons d’armes.

Le Rapport de l'Institut international de recherche sur la paix (SIPRI) publié lundi 10 mars relève que la Russie et la Chine sont devenues les deux premiers fournisseurs d’armes au continent. En effet, ces deux pays ont capté 39% d’achats effectués par les pays africains au cours des cinq dernières années

Cette décision intervient après la visite de David Lammy, Secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères, en RDC et au Rwanda, où il a rencontré les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame les 21 et 22 février derniers. Dans un communiqué publié mardi 25 février, le gouvernement britannique a exprimé sa «profonde préoccupation» face à la situation dans l’est de la RDC et annoncé des mesures jusqu’à ce que des avancées significatives soient constatées, notamment un arrêt des hostilités et le retrait des forces rwandaises du territoire congolais.

Fidèle allié historique de Kigali, le Royaume-Uni a annoncé la suspension de son aide bilatérale au Rwanda et imposé des sanctions diplomatiques, en raison du soutien présumé du régime rwandais au groupe rebelle M23 dans l’est de la République démocratique du Congo

Les "tensions géopolitiques", le "changement climatique" et les "pandémies" aussi "menacent une coexistence mondiale déjà fragile", a-t-il averti, face à une assistance "manquant de consensus." Parmi celle-ci, les ministres des Affaires étrangères des pays des Brics, proches de Pretoria, à commencer par le Russe Sergueï Lavrov, ainsi que ses homologues chinois et indien. Mais aussi le Français Jean-Noël Barrot, le Britannique David Lammy ou la diplomate en chef de l'UE Kaja Kallas.

En plein bouleversement de l'ordre mondial par Donald Trump, le chef d'Etat sud-africain Cyril Ramaphosa a plaidé jeudi 20 février pour le "multilatéralisme" et le "droit international" lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 qu'a boudée le chef de la diplomatie américaine, Marco Rúbio