Kigali a annoncé ce lundi 17 mars, la rupture des relations diplomatiques avec la Belgique, l’un des pays les plus critiques du régime rwandais depuis le début de l’offensive du M23 soutenu par l’armée rwandaise, dans la province du Kivu en République démocratique du Congo (RDC)
«Le gouvernement du Rwanda a notifié aujourd’hui le gouvernement de Belgique de sa décision de rompre les relations diplomatiques, avec effet immédiat», a déclaré le ministère des Affaires étrangères rwandais dans un communiqué. Une décision liée selon Kigali aux «tentatives pitoyables» de Bruxelles de «maintenir ses illusions néocoloniales.»
Cette rupture était presque attendue, tant la tension entre Kigali et Bruxelles avait atteint le paroxysme. Le gouvernement rwandais accuse la Belgique d’avoir «pris parti» pour Kinshasa dans le conflit en cours qui déchire l’Est de la RDC.
La Belgique dit regretter une décision «disproportionnée», qui selon son ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot «illustre que lorsque nous sommes en désaccord avec le Rwanda, il préfère ne pas dialoguer.»
La Belgique, un pays critique du régime rwandais
Ancienne puissance coloniale à la fois de la RDC (ex-Zaïre) et du Rwanda, la Belgique a été l’un des pays les plus critiques du régime de Paul Kagamé depuis que la rébellion du M23, soutenue par Kigali, a lancé en décembre une offensive dans l’est de la RDC, qui l’a vu notamment s’emparer de Goma, la capitale du Nord-Kivu, et de Bukavu, capitale du Sud-Kivu.
Bruxelles avait demandé fin janvier à l’Union européenne d’envisager des sanctions contre le Rwanda, accusé de violer la souveraineté de la RDC. Ce qui avait particulièrement irrité les autorités rwandaises. En représailles, le Rwanda avait annoncé en février la suspension des programmes d’aide au développement belges dans le pays.
La décision du Rwanda tombe le jour d’une réunion à Bruxelles des ministres européens des Affaires étrangères, au cours de laquelle les «27» devaient prendre des sanctions contre une dizaine de personnalités rwandaises dont des officiers supérieurs de l’armée. La Belgique figure parmi les pays de l’Union qui sont en pointe pour l’instauration de sanctions à l’encontre de Kigali, depuis l’offensive du M23 soutenu par l’armée rwandaise dans l’est de la RDC. Cela au nom du respect du droit international, et notamment du respect de l’intégrité territoriale des Etats.





Rwanda![Tribune | Maroc-UE : les relations à l’épreuve de la parlementarisation de la politique extérieure et de sécurité européenne [Par Pr. El Hassane Hzaine] Les relations entre le Maroc et l'Union européenne ont évolué d'un simple accord commercial en 1969 à un partenariat stratégique multidimensionnel ; l'accord d'association de 1996 (en vigueur en 2000) a posé les bases, renforcées par l'intégration du Maroc dans la Politique européenne de voisinage en 2004 et l'obtention du statut avancé en 2008, qui a reconnu le Maroc comme un « partenaire privilégié » visant à favoriser la convergence réglementaire et à renforcer la coopération en matière de sécurité et de migration.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Drapeau--450x246.jpg)

![Tribune | Éducation : quand les repères familiaux au Niger vacillent sous l’effet des mutations sociétales [Par Moustapha Kadi Oumani] Ces facteurs qui marquent la considération, comme les codes de politesse, les règles de courtoisie, le respect mutuel, bref les règles du savoir-vivre qui facilitent la vie en communauté, sont facilement et lamentablement bafouées. Pourtant, l'obéissance filiale ne saurait être assimilée à une soumission aveugle ou à une contrainte subie. Toutefois, elle constitue l'expression lucide de la confiance, de l'humilité et de la gratitude envers ceux qui veillent, protègent et instruisent les enfants.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Solo-450x242.jpg)

![Tribune | Le Nexus politique intérieure-extérieure : contraintes internes et comportement extérieur de l’Espagne envers le Maroc [Par Pr. El Hassane Hzaine] L’objet de cet article est de décrire l’évolution des relations hispano-marocaines depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, d’en repérer les régularités et de modéliser la dynamique des interactions en identifiant les chemins causaux qui expliquent les variations entre phases coopératives, phases conflictuelles et crises majeures. À cette fin, nous avons construit une base de données événementielle dont la méthodologie repose sur un design mixte longitudinal combinant le codage de 147 événements dyadiques hispano-marocains (2000-2026) selon deux échelles complémentaires — Goldstein (1992) et COPDAB d’Azar-Sloan (1975-1980) —, la construction d’un indice composite de stabilité gouvernementale espagnole (ISG) intégrant quatre dimensions (durée effective au pouvoir, type de majorité, cohésion de la coalition et marge parlementaire), afin de tester la corrélation entre fragmentation politique intérieure et coopération bilatérale.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Maroc-Espagne--450x209.jpg)

