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Les instances de la Francophonie se réunissaient à Kigali du 18 au 20 novembre 2025 pour la 46e Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF). Une séquence marquée par l’adoption par les États et gouvernements membres de l’OIF de l’Appel de Kigali, un texte qui vise notamment à renforcer la participation des femmes à la vie citoyenne et économique et à intégrer l’égalité dans les politiques publiques de l’espace francophone. Toutefois, toute cette dynamique ne doit pas occulter le «travail de fond permanent» des écrivaines francophones chevilles ouvrières de la «promotion de la femme» dans l’espace francophone.  

Les acteurs du secteur des ressources naturelles, notamment l'agriculture, ressentent ces effets de manière différenciée, selon le genre. Il est de plus en plus reconnu que les femmes sont particulièrement vulnérables, car elles représentent une part importante des populations pauvres et dépendent davantage des ressources naturelles menacées. Les disparités de genre se manifestent dans les rôles, les responsabilités, la prise de décision, l'accès à la terre et aux ressources, ainsi que dans les opportunités. À l'échelle mondiale, les femmes ont un accès limité aux ressources essentielles, telles que la terre, le crédit, les intrants agricoles naturels, les instances de décision, la technologie, la formation et les services de vulgarisation, ce qui entrave leur capacité à s'adapter aux changements climatiques. 

Au XVIe siècle, sous le règne du roi de France, Henri IV le Grand, son Surintendant des finances, le Duc de Sully, dans l’ouvrage «Les Œconomies royales,» évoque la France d’alors «Labourage et pâturage sont les deux mamelles dont la France est alimentée, les vraies mines et trésors du Pérou.» Cette citation fait un parallèle extraordinaire quand 65% des terres arables non cultivées dans le monde se trouvent en Afrique. 

Depuis son lancement, Ellever s’est imposé comme un levier essentiel pour combler le déficit de financement auquel les femmes font face. Avec plus de 200 millions de dollars de crédits octroyés et 3 500 entreprises dirigées par des femmes accompagnées en seulement deux ans et demi, le programme a déjà démontré son impact sur l’entrepreneuriat féminin. L’ambition est désormais d’atteindre 10 000 bénéficiaires et de renforcer les synergies entre entrepreneures, institutions financières et grandes entreprises pour accélérer l’autonomisation économique des femmes.

À l’issue d’un évènement de lancement organisé ce jour à Abidjan, Ecobank Côte d’Ivoire a officialisé le déploiement de la nouvelle version d’Ellever, son programme phare dédié à l’accompagnement des femmes entrepreneures et dirigeantes. Cette évolution majeure vise à élargir encore davantage l’accès des femmes aux financements, renforcer leurs capacités et favoriser leur inclusion dans les circuits économiques structurés

En moins d’une décennie, la Côte d’Ivoire est devenue une référence en matière d’égalité femmes-hommes sur le continent africain. Le pays est aujourd’hui le mieux noté d’Afrique selon l’indice SIGI de l’OCDE, devant le Mozambique, le Rwanda et l’Afrique du Sud. Ce classement, qui mesure la discrimination à l’égard des femmes dans 179 pays, se base sur plusieurs critères : les discriminations au sein de la famille, l’intégrité physique, l’accès aux ressources économiques et aux financements, ainsi que les libertés civiles.

Le pays ouest-africain se hisse en tête du classement mesuré par l’indice Institutions sociales et égalité des genres (SIGI) de l’OCDE, surpassant le Mozambique, le Rwanda et l’Afrique du Sud. Ce classement, qui évalue l'impact des institutions sociales discriminatoires sur la vie des femmes et des filles, reconnaît une décennie de réformes portées par le Président Ouattara en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes.