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L’obligation subordonnée perpétuelle se distingue de l’obligation classique en raison, d’une part, du rang de créances contractuellement défini par la clause de subordination et, d’autre part, par sa durée indéterminée. L’effet de la clause de subordination est de conditionner, en cas de liquidation de l’émetteur, le remboursement de l’emprunt au désintéressement de toutes les autres dettes y compris les emprunts obligataires subordonnés à maturité déterminée qui ont été émis et qui pourraient être émis ultérieurement.

Le groupe marocain OCP, leader mondial des phosphates et des engrais, s’apprête à lancer une émission d’obligations subordonnées perpétuelles sur le marché local d’un montant de 5 milliards de dirhams (541 millions de dollars). La souscription va s’étaler du 11 au 15 juin déclinée en 50.000 obligations d’une valeur nominale unitaire de 100.000 dirhams. Pour cette opération, le groupe OCP est assisté par CDG Capital et Attijari Finances Corp, filiale du groupe Attijariwafa bank en qualité de conseillers financiers.

Cette amélioration de perspective intervient après une période de fortes tensions de liquidité sur le budget. En octobre 2024, le gouvernement congolais avait procédé à une opération d'allongement des maturités dans le cadre du Plan National d'Optimisation de la Trésorerie une opération que Moody's avait assimilée à un swap coercitif. Brazzaville avait également enregistré, début 2025, des no-show sur des échéances de la dette sur le marché régional.

Dans un communiqué, l’agence de notation financière Moody's, a annoncé, mercredi 27 mai, le relèvement de la perspective du Trésor du Congo-Brazzaville de stable à positive, tout en confirmant sa note à long terme en devises locale et étrangère à Caa2. Moody’s explique ce réajustement par «la baisse des risques de refinancement de la dette après les opérations de swap sur la dette régionale et le retour sur le marché international de capitaux.” A cela, ses analystes ajoutent l’impact de réformes de gestion des finances publiques mises en œuvre dans le cadre du programme soutenu par le FMI.

La banque américaine Citigroup est le chef de file de cette opération qui porte sur l’obligation lancée en novembre, qui avait permis à Brazzaville de lever 670 millions de dollars, sa première émission de ce type depuis près de vingt ans ! Le titre, assorti d’un coupon de 9,875 % et à échéance novembre 2032, prévoit un remboursement du principal en cinq tranches annuelles égales à partir de 2028. La réouverture permet de lever des ressources additionnelles sur cet instrument existant, les nouveaux titres étant placés au prix du marché, afin de tirer parti de l’intérêt suscité par l’émission initiale, d’améliorer la liquidité du titre et de limiter les coûts de transaction.

Un mois après son retour sur les marchés financiers internationaux, Brazzaville remet le couvert. Le ministère des Finances a annoncé mardi 16 décembre, la réouverture de l’obligation souveraine émise en novembre 2025, pour un montant additionnel de 260 millions de dollars, signe de la volonté du gouvernement de s’inscrire durablement dans une stratégie de financement externe, malgré un profil de crédit jugé fragile par les agences de notation.

L’Assurance pour le développement du commerce et de l’investissement en Afrique (ATIDI) a approuvé une contre-garantie de 84 millions de dollars US pour permettre à trois banques rwandaises et une banque régionale d’émettre des obligations et des garanties, pour un montant global de plus de 323 millions de dollars. Les garanties seront émises en faveur d’un consortium de trois entreprises ayant obtenu le contrat pour la construction du nouvel aéroport international de Bugesera au Rwanda. Ce projet historique fera du Rwanda un hub stratégique pour le commerce et la logistique en Afrique.

Ce soutien de l’African Trade and Investment Development Insurance (ATIDI) se traduit par une contre-garantie de 84 millions de dollars US en appui à l’émission d’obligations et de garanties pour la construction du nouvel aéroport international du Rwanda, situé dans le district de Bugesera. BPR Bank Rwanda, Plc., est l’arrangeur principal et l’agent de crédit mandaté de cette transaction, pour le compte d’un consortium de prêteurs.

Cette opération a été sursouscrite plus de trois fois, avec un carnet d’ordres évalué à 5,2 milliards de dollars. Signe de l’engouement du marché pour la signature de la Côte d’Ivoire, près de 180 investisseurs institutionnels ont participé à la transaction. L’émission obligataire a été structurée avec une couverture de change euro-dollar, une option qui permet de limiter l’exposition du pays au risque de change.

Le Trésor ivoirien vient de lever 1,75 milliard de dollars (environ 1.050 milliards FCFA) sur les marchés internationaux, via une émission d’eurobonds à 11 ans, avec une échéance fixée à 2036. L’opération, finalisée mardi 25 mars, a atteint un rendement de 8,45 % et 6,45% après swap de devises, en baisse de 15 points de base par rapport à la précédente émission de janvier 2024 (6,60%), indique notre confrère Ecofin

En effet, avec son équipe, l’argentier du Royaume fera escale à Paris et à Londres, où elles rencontreront des investisseurs pour présenter cette nouvelle offre obligataire qui sera divisée en deux tranches de 4 et 10 ans, comme la précédente émission «sous réserve que les conditions du marché le permettent.» Pour l’instant, le montant de la levée n’est pas précisé, mais les analystes spéculent sur un montant de 2 à 2,5 milliards d’euros.

Deux ans après (ndlr : janvier 2023) la dernière sortie du Maroc sur le marché financier international lorsqu’il avait levé 2,5 milliards de dollars répartis en deux tranches de 1,25 milliards, la ministre des Finances, Nadia Fettah Alaoui entamera ce lundi 24 mars, un roadshow pour «vendre» des nouvelles émissions obligataires sur le marché international, rapporte l’agence Bloomberg