Tous les articles qui parlent de Eurobonds

Cette montée de fièvre survient après un nouveau round de négociations durant lequel le gouvernement éthiopien a présenté une nouvelle offre sur les conditions de la restructuration, qui a été aussitôt rejetée par les détenteurs des euro-obligations. « La proposition révisée n'offre pas de solution de restructuration consensuelle viable », a souligné le comité, tout en indiquant qu’il reste « ouvert à l'examen de solutions alternatives.»

Le comité des détenteurs des euro-obligations de l’Ethiopie a annoncé, lundi 1er juin, que certains de ses membres envisagent de saisir la justice pour faire valoir leurs droits après le blocage des négociations sur les conditions financières de la restructuration d’un eurobond de 1 milliard de dollars, sur lequel Addis-Abeba avait fait défaut en décembre 2023.

Après le succès de l’actionnariat populaire (APEC) et la montée en puissance du Fonds de soutien patriotique (FSP), le gouvernement burkinabè dégaine une nouvelle arme économique : les «Diaspora Bonds.» Ce mécanisme innovant ne se contente pas de capter des fonds ; il transforme chaque Burkinabè de l’extérieur en un investisseur direct de la reconstruction nationale.

Le Burkina Faso franchit une étape décisive dans sa quête d’autonomie économique. Sous l’impulsion du capitaine Ibrahim Traoré, Ouagadougou s’apprête à solliciter directement l’épargne de ses fils et filles de l’étranger. Objectif : mobiliser 240 milliards de FCFA dès le 16 mars prochain pour financer les grands chantiers de la nation

Ce deal, présenté comme « important » à Addis-Abeba, est le résultat de longues tractations qui se sont accélérées dans les tout derniers jours de l’année 2025 avec un comité de créanciers privés composé d’investisseurs institutionnels détenant plus de 45 % des euro-obligations éthiopiennes.

Pour le gouvernement éthiopien, la nouvelle année démarre avec une bouffée d’oxygène sur le traitement de la dette, bien au-delà de ses espérances. Dans un communiqué, le ministère des Finances annonce avoir conclu vendredi 2 janvier, un accord de principe avec un pool d’investisseurs sur la restructuration de l’eurobond d’1 milliard de dollars échu fin 2024, et sur lequel le Trésor éthiopien avait fait un deuxième no-show (défaut) après celui de 2023.

Le Bénin veut montrer qu’il n’est plus seulement candidat aux financements internationaux mais capable de mettre en place des outils lisibles, comparables et crédibles pour transformer ses ambitions climatiques en projets bancables. Dans un contexte où l’accès au capital dépend de plus en plus de la capacité à prouver l’impact, la démarche illustre un repositionnement stratégique. Ce choix intervient à un moment charnière : l’Afrique fait face à un besoin massif de financement climatique, estimé par la Banque africaine de développement à plus de 250 milliards de dollars par an d’ici 2030. En adoptant un cadre aligné sur les meilleures pratiques internationales, Cotonou cherche à se différencier et à se placer dans la même ligue que les pionniers régionaux comme le Nigeria ou l’Égypte.

Cap sur la finance verte. En s’alignant sur les référentiels ICMA/LMA 2025 (référentiels internationaux qui fixent les bonnes pratiques des obligations et prêts verts) et en obtenant une opinion indépendante de Sustainable Fitch jugée «Bon,» dont quatre piliers sont classés «Excellents,» le Bénin envoie un signal fort aux investisseurs

Cette opération a été sursouscrite plus de trois fois, avec un carnet d’ordres évalué à 5,2 milliards de dollars. Signe de l’engouement du marché pour la signature de la Côte d’Ivoire, près de 180 investisseurs institutionnels ont participé à la transaction. L’émission obligataire a été structurée avec une couverture de change euro-dollar, une option qui permet de limiter l’exposition du pays au risque de change.

Le Trésor ivoirien vient de lever 1,75 milliard de dollars (environ 1.050 milliards FCFA) sur les marchés internationaux, via une émission d’eurobonds à 11 ans, avec une échéance fixée à 2036. L’opération, finalisée mardi 25 mars, a atteint un rendement de 8,45 % et 6,45% après swap de devises, en baisse de 15 points de base par rapport à la précédente émission de janvier 2024 (6,60%), indique notre confrère Ecofin

La dette publique passerait à 79% du PIB en 2026 contre 70,4% à fin 2023 (contre une précédente estimation de 56%). La révision à la hausse de cet indicateur serait, certes, le reflet de l'important besoin en financement du gouvernement, mais également due à des réajustements qui ont permis de révéler des “dettes cachées” de la précédente administration.

S'il s'est dissipé avec la formation d'un gouvernement de transition et le scrutin prévu pour 2025, le risque politique a cédé la place à un risque de liquidités plus accru. Emboîtant le pas à sa consœur Moody's, l’agence de notation financière américaine Fitch Ratings a abaissé d'un cran la note sur les emprunts en devises du Gabon de B- à CCC+, vendredi 26 juillet

Le Sénégal vient de réussir une levée de fonds de 750 millions de dollars sur le marché financier international, la quatrième opération du genre cette année, pour un pays de l’Afrique sub-saharienne après le Kenya, le Bénin et la Côte d’Ivoire, rapporte l’agence Bloomberg s’appuyant sur «des sources proches du dossier.»

L’eurobond, émis en deux tranches (500 millions et 250 millions de dollars), est assorti d’un taux d’intérêt de 7,75% et d’une maturité de 7 ans. L’agence Bloomberg ne précise pas les raisons qui motivent cette nouvelle levée de fonds, mais l’opération intervient dans un contexte où le nouveau Président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre, Ousmane Sonko, prennent encore leurs marques pour déployer leur programme économique et politique.