Nairobi confirme une nouvelle émission d’euro-obligations sur le marché international dans le cadre de sa politique de gestion active de la dette afin de limiter le recours (coûteux) aux emprunts intérieurs, alors que le budget affronte une envolée des dépenses de sécurité et de la lutte contre la sécheresse qui sévit dans le pays.
L’information, rapportée par Reuters, a été dévoilée dimanche 18 janvier par le Secrétaire national (ministre délégué) au Trésor, Chris Kiptoo. «L’émission de cet eurobond est motivée par l’amélioration des conditions sur le marché des euro-obligations, ce qui permet de lever des fonds à des taux compétitifs,» explique le patron du Trésor. L’opération consiste à substituer de la dette intérieure devenue trop coûteuse pour le budget, par des euro-obligations actuellement «bon marché» grâce à la détente des taux d’intérêt. Le Trésor kényan n’a cependant pas divulgué le montant et le calendrier de cette sortie à l’international.
Cette nouvelle sortie du Kenya sur le marché financier international est envisagée dans un contexte marqué par la baisse des recettes publiques au cours du premier semestre de l’exercice 2025/2026 et des pressions croissantes sur les dépenses, notamment les dépenses d’urgence liées à la lutte contre la sécheresse, la sécurité, l’éducation et la santé.
Une dette intérieure qui s’envole
A fin juin 2025, la dette publique du Kenya s’est établie à 11.810 milliards de shillings (environ 91,55 milliards de dollars), contre 10.580 milliards de shillings un an plus tôt, marquant ainsi une augmentation de 11,7 %. Cette hausse est principalement due aux levées des emprunts sur le marché domestique, qui se sont envolés de 17 % pour atteindre 6.320 milliards de shillings à fin juin 2025. La dette extérieure a quant à elle augmenté de 6,1 % durant la même période pour atteindre 5.480 milliards de shillings. Au 30 juin 2025, elle représentait ainsi 53,5 % de l’encours de la dette du pays contre 51 % un an plus tôt.
La dernière émission d’euro-obligations par le Kenya remonte au mois d’octobre 2025, lorsque le Trésor a levé 1,5 milliard de dollars sur le marché international pour rembourser par anticipation 1 milliard de dollars d’euro-obligations arrivant à échéance en février 2028. Cette émission représentait la troisième opération de rachat d’une partie de la dette extérieure depuis 2024. En février 2025, le gouvernement avait racheté 900 millions de dollars de ses euro-obligations arrivant à échéance en 2027, grâce à l’émission d’un nouvel eurobond, dans le cadre d’une stratégie de «gestion proactive de la dette extérieure.» En février 2024, Nairobi avait aussi racheté l’équivalent de 1,44 milliard de dollars de ses euro-obligations arrivant à échéance en juin de la même année, après avoir réussi à lever 1,5 milliard en émettant un nouvel eurobond.





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