Tous les articles qui parlent de Financement vert

C’est à Washington, ce samedi 18 octobre, que les dirigeants des principales Banques multilatérales de développement (BMD) se sont retrouvés pour faire le point sur une année marquée par une collaboration renforcée. Sous la présidence de Carlo Monticelli, gouverneur de la Banque de développement du Conseil de l’Europe (CEB), les BMD ont souligné les avancées concrètes issues de leur dynamique collective.

Réunis à Washington sous la présidence de la Banque de développement du Conseil de l’Europe (CEB), les dirigeants des Banques multilatérales de développement (BMD) ont dressé, ce 18 octobre, un bilan encourageant de leurs actions communes en 2025. Objectif : intensifier leur impact global à travers des initiatives concrètes, de la transparence financière à la sécurité hydrique, en passant par les infrastructures sociales et la coopération nucléaire civile.

Après les centrales de Boundiali, Ferké Solar et Amea Gontougo, la Côte d’Ivoire poursuit son offensive solaire avec le démarrage des travaux de la centrale photovoltaïque de Kong, au nord du pays. Cette nouvelle infrastructure, d’une capacité de 50 mégawatts, sera dotée de 88 000 panneaux solaires répartis sur une superficie de 80 hectares dans la région du Tchologo.

Avec le lancement de la centrale photovoltaïque de Kong, la Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans sa transition énergétique. Un investissement de 37 milliards FCFA pour alimenter des centaines de milliers de foyers, créer des emplois et réduire les émissions de carbone. Un projet phare dans une stratégie ambitieuse pour verdir le mix énergétique du pays d’ici 2030

Le Bénin veut montrer qu’il n’est plus seulement candidat aux financements internationaux mais capable de mettre en place des outils lisibles, comparables et crédibles pour transformer ses ambitions climatiques en projets bancables. Dans un contexte où l’accès au capital dépend de plus en plus de la capacité à prouver l’impact, la démarche illustre un repositionnement stratégique. Ce choix intervient à un moment charnière : l’Afrique fait face à un besoin massif de financement climatique, estimé par la Banque africaine de développement à plus de 250 milliards de dollars par an d’ici 2030. En adoptant un cadre aligné sur les meilleures pratiques internationales, Cotonou cherche à se différencier et à se placer dans la même ligue que les pionniers régionaux comme le Nigeria ou l’Égypte.

Cap sur la finance verte. En s’alignant sur les référentiels ICMA/LMA 2025 (référentiels internationaux qui fixent les bonnes pratiques des obligations et prêts verts) et en obtenant une opinion indépendante de Sustainable Fitch jugée «Bon,» dont quatre piliers sont classés «Excellents,» le Bénin envoie un signal fort aux investisseurs

Ce partenariat cible tous les marchés où opèrent les 5 filiales d’Equity Group, à savoir le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie et la République démocratique du Congo. L’accord, d’une durée de dix ans, pourrait être étendu aux futures filiales d’Equity Group. L’activation de la garantie se fera en trois phases, dont une première tranche de 115 millions de dollars déjà engagée. Elle vise prioritairement les entreprises dirigées par des femmes, les jeunes entrepreneurs et les initiatives dites «vertes», dans une perspective de croissance inclusive.

Le groupe financier kényan, Equity Group, et African Gurantee Fund - Fonds africain de garantie- ont signé un accord de garantie portant sur un montant de 500 millions de dollars, la plus importante ligne de garantie jamais octroyée jusqu’à présent par le Fonds africain de garantie. Elle permettra au groupe kényan de mobiliser jusqu’à 1 milliard de dollars de crédits aux PME et aux micro-entreprises

Au final, les pays africains auront peu pesé par rapport à l’armée de lobbyistes des industries fossiles, présents en masse à Bakou (plus de 1700 !) et vis-à-vis de gouvernements occidentaux contraints par des difficultés économiques et des opinions publiques à forte tendance nationaliste. Certes, l’engagement d’une aide d’au moins 300 milliards de dollars par an jusqu’en 2035 représente un progrès par rapport aux 100 milliards de dollars par an de l'objectif précédent. Mais on est bien loin des 2400 milliards annuels espérés pour accompagner les pays du Sud vers la transition énergétique et l’adaptation aux risques climatiques.

Les COP se succèdent dans la quasi indifférence générale… Alors même qu’elles adressent l’enjeu le plus déterminant pour l’humanité : survivre au changement climatique… C’est le faible niveau de consensus général qui parait le plus gros handicap de ces réunions internationales, au cours desquelles chaque continent, chaque pays, chaque organisation, chaque leader politique joue sa propre partition, sans se soucier de produire des résultats collectifs tangibles