Réunis à Washington sous la présidence de la Banque de développement du Conseil de l’Europe (CEB), les dirigeants des Banques multilatérales de développement (BMD) ont dressé, ce 18 octobre, un bilan encourageant de leurs actions communes en 2025. Objectif : intensifier leur impact global à travers des initiatives concrètes, de la transparence financière à la sécurité hydrique, en passant par les infrastructures sociales et la coopération nucléaire civile
C’est à Washington, ce samedi 18 octobre, que les dirigeants des principales Banques multilatérales de développement (BMD) se sont retrouvés pour faire le point sur une année marquée par une collaboration renforcée. Sous la présidence de Carlo Monticelli, gouverneur de la Banque de développement du Conseil de l’Europe (CEB), les BMD ont souligné les avancées concrètes issues de leur dynamique collective.
Depuis leur dernière réunion en juin à Paris, les institutions ont multiplié les initiatives communes, consolidant leur volonté d’agir comme un système intégré, capable de répondre de manière cohérente aux défis mondiaux. Un mot d’ordre partagé : « Faire mieux, plus et plus efficacement », selon la feuille de route du G20 qu’elles suivent activement.
Des avancées majeures saluées
Parmi les réalisations phares de 2025 figure la remise d’un rapport conjoint au G20, détaillant les progrès des BMD en matière de capacité de prêt, de mobilisation du capital privé, de collaboration opérationnelle et de mesure d’impact.
Autre jalon important : la publication du tout premier « Rapport comparatif sur les BMD, » élaboré par le tout nouveau Forum mondial sur les risques et les finances (GRaFF). Ce document, salué pour sa rigueur, vise à améliorer la transparence financière des banques et leur comparabilité pour maximiser l’usage du capital des actionnaires.
Dans la même logique, des discussions se poursuivent avec les agences de notation de crédit pour mieux faire reconnaître la solidité des modèles financiers et des actifs des BMD, souvent sous-estimée.
Eau, infrastructures sociales et innovation financière
La réunion de Washington a aussi été l’occasion de mettre en lumière de nouveaux axes de travail prioritaires :
Le premier rapport annuel conjoint sur le financement de la sécurité hydrique, dévoilé lors de la Conférence internationale sur le financement du développement (FfD4) à Séville, souligne l’engagement croissant des BMD dans la gestion durable de l’eau.
Un rapport intitulé « Les infrastructures sociales en point de mire » explore le rôle des BMD dans les domaines de la santé, de l’éducation, du logement et de l’eau – secteurs clés pour la résilience sociale et économique.
Des initiatives innovantes se poursuivent également dans la mobilisation de capitaux privés, l’échange de données sur les risques de crédit via la base GEM (Global Emerging Markets), ou encore la coordination des modèles de financement dits « originate-to-share/distribute ».
En route vers la COP30 et une nouvelle présidence
En vue de la COP30 prévue en novembre 2025 à Belém, au Brésil, les BMD ont réaffirmé leur volonté d’accompagner les pays partenaires dans la réalisation de leurs objectifs climatiques, en ligne avec les priorités du Sommet.
Enfin, les dirigeants ont conclu leur rencontre par un échange stratégique avec Rafael Grossi, Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), autour des perspectives de l’énergie nucléaire civile, une technologie appelée à jouer un rôle croissant dans la transition énergétique mondiale.
Une passation en douceur vers l’Asie
Le cycle 2025 de la présidence des BMD s’achèvera en décembre avec le passage du relais à la Banque asiatique de développement. Le groupe a chaleureusement salué le leadership de la CEB et de Carlo Monticelli, qui a su impulser une dynamique de coopération sans précédent.
Face à des enjeux globaux toujours plus complexes, les BMD entendent poursuivre sur cette lancée. Leur ambition : agir ensemble, à grande échelle, pour transformer le développement mondial en profondeur.









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