La Banque de Développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) affûte ses armes en vue de mobiliser des ressources dédiées au Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC). Cette initiative vise à financer des projets de développement durable dans la région.
Selon des sources proches du dossier, un rendez-vous crucial avec des bailleurs est programmé en marge de la COP30 prévue en novembre à Belém, au Brésil. Elle sera suivie d’une autre rencontre en mai 2026 à Brazzaville. L’objectif déclaré est de lever les fonds nécessaires pour financer l’investissement dans 254 projets, évalués à plus de 10 milliards de dollars de dollars.
Ces projets couvrent des secteurs aussi variés comme la gestion des ressources naturelles, les infrastructures, le tourisme écologique et la pêche durable. La BDEAC, désignée pour héberger et gérer la ligne de financement du Fonds Bleu, joue un rôle central. Sa mission, formalisée par une convention signée le 7 décembre 2022 à Brazzaville, est multiple. Dans sa mission qui lui a été confiée par les chefs d’Etat, l’institution est chargée «d’opérationnaliser le fonds, de mobiliser les ressources et de gérer le portefeuille de projets.» Ainsi, la banque devra identifier de nouveaux projets, analyser leur «bancabilité» et leur impact, et structurer leur financement. Elle joue par ailleurs le rôle de banque d’affaires en allant prospecter les investisseurs privés non pas pour abonder le fonds directement, mais pour co-financer des projets en partenariat avec les créanciers publics.
La campagne de levée de fonds est une priorité du plan stratégique 2023-2027 «Azobé» de la BDEAC, une opération cruciale pour concrétiser les ambitions du Fonds bleu pour le Bassin du Congo en matière d’économie bleue et de coopération climatique régionale. Ce Fonds est un mécanisme financier créé pour concilier préservation environnementale et développement économique durable. Il vise à protéger la forêt du Bassin du Congo, la deuxième plus grande forêt tropicale du monde, essentielle à la régulation du climat par l’absorption des émissions de gaz à effet de serre. L’enjeu est d’amener les Etats de la sous-région à moins dépendre de l’exploitation de cette forêt en promouvant, en contrepartie, la mise en valeur du fleuve Congo à travers le développement de la pêche et de la pisciculture, l’irrigation agricole et la production hydroélectrique, entre autres.






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