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«Le statu quo ne suffit pas,» a prévenu la patronne de l’OMC devant un parterre de journalistes au siège de l’Organisation à Genève. «Il ne faut jamais avoir peur de s'engager sur les questions actuelles, y compris les principes fondamentaux, surtout dans un contexte géopolitique incertain,» a-t-elle déclaré en réponse à une question sur le principe-fondateur du commerce mondial.

Alors que l’administration Trump est en train de briser ce qui constitue la colonne vertébrale du commerce international, la Directrice générale de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), Ngozi Okonjo-Iweala, a exhorté mercredi 11 février, les membres à envisager des réformes majeures et à tenir des discussions sur le principe fondamental de la «Nation la plus favorisée»

Aujourd’hui, plus de la moitié du commerce mondial s’effectue de manière indirecte via les CVM. Cette dynamique est particulièrement marquée dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure (figure 1). La participation aux chaînes de valeur offre de nombreux avantages : elle accélère la croissance de la productivité et la création d’emplois.

Depuis plusieurs décennies, les pays en développement considèrent les chaînes de valeur mondiales (CVM) comme une voie vers plus de prospérité. Les CVM permettent en effet de gravir plus rapidement l’échelle des revenus en se spécialisant dans certaines étapes de la production, plutôt qu’en fabriquant des produits finis complexes. Le Bangladesh peut ainsi fournir des tissus aux marques de mode européennes, tandis que le Vietnam assemble des smartphones pour les consommateurs de Corée du Sud et d’Amérique du Nord

Cinq ans après son lancement opérationnel, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) commence à démontrer ses premiers effets tangibles sur le commerce et l’intégration économique du continent. L’année 2024 marque un tournant majeur, selon le rapport annuel publié par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) le 25 juin 2025. Intitulé «African trade in a changing global financial architecture,» ce rapport met en lumière les avancées remarquables mais encore fragiles de la ZLECAf dans un environnement géopolitique et économique mondial de plus en plus instable.

Cinq ans après son lancement opérationnel, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) commence à montrer ses premiers effets tangibles sur le commerce et l’intégration économique du continent. L’année 2024 marque un tournant majeur, selon le rapport annuel publié par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) le 25 juin 2025. Intitulé «African trade in a changing global financial architecture,» ce rapport met en lumière les avancées remarquables mais encore fragiles de la ZLECAf dans un environnement géopolitique et économique mondial de plus en plus instable.

Les nuages de l’hiver austral s’amoncellent au-dessus de la vallée viticole de Robertson, en Afrique du Sud, à 150 kilomètres à l’est du Cap. L’horizon s’y assombrit aussi avec l’entrée en application, désormais fixée au jeudi 7 août, des droits de douane américains de 30 % visant tous les produits sud-africains. Le Cap Classique, vin blanc pétillant local élaboré selon la méthode champenoise, bénéficiait auparavant d’une exemption de surtaxes par Washington grâce à l’African Growth and Opportunity Act (AGOA). Comme tant d’autres produits agricoles : agrumes, noix de macadamia, avocats…

Les fermiers blancs, issus majoritairement de la communauté Afrikaners ou Boers, ont des soucis à se faire. Et pour cause : ils seront les premières victimes des taxes douanières de Trump qui frappent à hauteur de 30 % les exportations sud-africaines vers les États Unis. Les produits sud-africains destinés à l’export sont constitués majoritairement de pièces automobile, de la chimie, de minéraux critiques, de produits agricoles, notamment le vin dont le pays est l’un des plus grands producteurs au monde

Derrière cette croisade tarifaire, il y a une stratégie politique interne. Mais il y a aussi, et surtout, des conséquences géoéconomiques profondes pour les économies les plus vulnérables, notamment en Afrique et en Asie du Sud-Est. Car ce n’est pas la Chine ou l’Union européenne qui plient en premier sous les coups de Trump. Ce sont les États exportateurs faibles, intégrés tardivement et partiellement à la mondialisation, souvent dépendants d’un ou deux marchés… et qui se retrouvent aujourd’hui à la merci d’un tweet ou d’un décret présidentiel.

En revenant à la Maison Blanche, Donald Trump n’a pas seulement relancé le bras de fer avec la Chine. Il a mis à l’épreuve la colonne vertébrale de l’ordre commercial mondial, en instaurant une politique tarifaire tous azimuts, reposant sur un principe aussi simple que brutal : « reciprocate or pay.» Traduction : tout pays ayant un excédent commercial avec les États-Unis est désormais ciblé par des surtaxes allant jusqu’à 54 %. Et tant pis si ce pays est pauvre, sans marge de manœuvre, et ne pèse rien dans les déséquilibres systémiques mondiaux.