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Les nuages de l’hiver austral s’amoncellent au-dessus de la vallée viticole de Robertson, en Afrique du Sud, à 150 kilomètres à l’est du Cap. L’horizon s’y assombrit aussi avec l’entrée en application, désormais fixée au jeudi 7 août, des droits de douane américains de 30 % visant tous les produits sud-africains. Le Cap Classique, vin blanc pétillant local élaboré selon la méthode champenoise, bénéficiait auparavant d’une exemption de surtaxes par Washington grâce à l’African Growth and Opportunity Act (AGOA). Comme tant d’autres produits agricoles : agrumes, noix de macadamia, avocats…

Les fermiers blancs, issus majoritairement de la communauté Afrikaners ou Boers, ont des soucis à se faire. Et pour cause : ils seront les premières victimes des taxes douanières de Trump qui frappent à hauteur de 30 % les exportations sud-africaines vers les États Unis. Les produits sud-africains destinés à l’export sont constitués majoritairement de pièces automobile, de la chimie, de minéraux critiques, de produits agricoles, notamment le vin dont le pays est l’un des plus grands producteurs au monde

Derrière cette croisade tarifaire, il y a une stratégie politique interne. Mais il y a aussi, et surtout, des conséquences géoéconomiques profondes pour les économies les plus vulnérables, notamment en Afrique et en Asie du Sud-Est. Car ce n’est pas la Chine ou l’Union européenne qui plient en premier sous les coups de Trump. Ce sont les États exportateurs faibles, intégrés tardivement et partiellement à la mondialisation, souvent dépendants d’un ou deux marchés… et qui se retrouvent aujourd’hui à la merci d’un tweet ou d’un décret présidentiel.

En revenant à la Maison Blanche, Donald Trump n’a pas seulement relancé le bras de fer avec la Chine. Il a mis à l’épreuve la colonne vertébrale de l’ordre commercial mondial, en instaurant une politique tarifaire tous azimuts, reposant sur un principe aussi simple que brutal : « reciprocate or pay.» Traduction : tout pays ayant un excédent commercial avec les États-Unis est désormais ciblé par des surtaxes allant jusqu’à 54 %. Et tant pis si ce pays est pauvre, sans marge de manœuvre, et ne pèse rien dans les déséquilibres systémiques mondiaux.

L’annonce a été faite ce week-end, 19 juillet, à Gaborone par le nouveau président du Botswana, Duma Boko, qui a placé l’intégration régionale au cœur de son programme. «Ce n’est pas seulement une victoire politique, c’est un pas historique vers l’unité africaine,» a-t-il déclaré lors de la cérémonie de signature, en présence de ses homologues des trois autres pays

Dans un geste salué comme une avancée majeure pour l’intégration régionale, les dirigeants du Botswana, de la Zambie, du Zimbabwe et de la Namibie ont signé un accord frontalier inédit, supprimant l’obligation de visa pour les citoyens de ces quatre pays. Désormais, une simple carte d’identité suffira pour franchir les frontières entre ces États d’Afrique australe

S'exprimant lors du Sommet des affaires USA-Afrique, qui se tient actuellement dans la capitale angolaise, M. Ali Youssouf estime que l’Afrique doit impérativement renforcer son intégration économique pour pouvoir développer le commerce intra-africain, qui ne représente guère que 18 % du commerce total du continent.

La levée des barrières douanières et la libre circulation des personnes et des capitaux sont essentiels pour accroitre les investissements étrangers directs en Afrique et promouvoir ainsi l'intégration des pays africains, a indiqué, mardi à Luanda, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf

Omar Hjira, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l'Industrie et du Commerce chargé du Commerce Extérieur, se rendra prochainement à Ankara - sixième partenaire commercial du Maroc - pour discuter avec les autorités turques d’éventuelles mesures visant à atténuer le déficit de 3 milliards de dollars en défaveur du Maroc.

Le gouvernement marocain envisage de renégocier l’accord de libre-échange avec la Turquie afin de compenser l’énorme déficit commercial bilatéral, principalement dû à l’explosion des importations de tissus turcs, révèle l’agence Reuters citant « des sources proches du dossier » ayant requis l’anonymat.