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Cette indication marque surtout le retour de cet actif dans les plans de production du major minier canadien après en avoir été exclu l’an dernier sur fond de tensions avec Bamako.

Le groupe canadien Barrick Mining, présent au Mali depuis plus de 25 ans, anticipe une production estimée entre 260.000 et 290.000 onces d’or en 2026 pour la mine de Loulo-Gounkoto, indique son rapport financier publié le 5 février. Au moment où le cours du métal jaune titille les 5.000 dollars l’once, il s’agit d’une excellente nouvelle non seulement pour les actionnaires de la société, mais aussi pour le Trésor malien.

L'euro a dépassé les 1,2 dollar ce mercredi 28 janvier à 12h GMT pour la première fois depuis 2021.  Face à l'inquiétude croissante des investisseurs quant à leur exposition aux actifs américains, les autres devises et l'or ont vu leur cours s'envoler. Les prix de l'or ont dépassé les 5.300 dollars l'once (un peu plus de 31 gr) pour la première fois mercredi, la baisse de la confiance dans le dollar américain et les inquiétudes concernant l'indépendance de la Réserve fédérale américaine ayant stimulé la demande pour ce métal refuge.

Pour les pays africains qui importent massivement des produits pétroliers, du gaz et des céréales, la dépréciation actuelle du dollar est une très bonne nouvelle, car elle va impacter la facture à la baisse et se traduire par des économies en devises. Pour le service de la dette libellée en dollar, cela signifie également quelques économies bienvenues.

La Banque Centrale d'Égypte et Afreximbank signent un Protocole d'accord (MoU) portant création d'un pro-gramme de banque de l'or en Égypte. Cette initiative stratégique vise à formaliser les chaînes de valeur de l'or, à renforcer les réserves des banques centrales et à réduire la dépendance de l'Afrique à l'égard des centres de raffinage et de commerce étrangers.

Le Kenya, le Rwanda, l’Ouganda et la Namibie s’ajoutent à cette liste de pays qui se ruent sur l’or, et le Burkina Faso, un des producteurs d’or sur le continent, a indiqué qu'il allait étoffer son stock d’or tandis que le Zimbabwe, hanté par l’hyperinflation, a déclaré que sa nouvelle monnaie «ZIG» serait soutenue par les réserves d'or de la banque centrale.

Les banques centrales d'Afrique subsaharienne, notamment le Nigeria, la Tanzanie et le Ghana, qui ont acheté de l'or profitant de la flambée des cours internationaux pour renforcer leurs réserves de change, pourraient être confrontées à des crises de cours et de liquidités si la valeur du métal jaune enregistre une correction technique à la baisse, prédit BMI, la filiale «études» de Fitch Ratings