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La première difficulté tient au vocabulaire. Pour les experts, une réserve n’est pas simplement la quantité réelle ou estimée d’or présent dans le sous-sol, elle équivaut en général à la partie d’un gisement pouvant être exploitée de façon économiquement viable et rentable. Il va de soi qu’une classification fondée sur ce critère n’a rien à voir avec celle des ressources, une notion qui peut inclure de l’or identifié mais pas encore converti en réserves exploitables.

La République de Guinée abrite les deuxièmes réserves d’or prouvées en Afrique de l’Ouest, a revendiqué son Président, le Général Mamadi Doumbouya, lors d’une rencontre avec les opérateurs locaux du secteur. Excepté le Ghana, dont le lead est incontestable dans l’industrie aurifère de la sous-région, voire, du continent, un quelconque rating est très difficile.

Le message du général Mamadi Doumbouya est sans ambiguïté : l’ère de l’exploitation passive du sous-sol guinéen est révolue. Reçu par les opérateurs du secteur aurifère, le chef de l’État a coupé court à toute velléité de dialogue, affirmant qu’il n’était pas venu pour négocier mais pour imposer une nouvelle donne.

Le président guinéen a annoncé l’interdiction immédiate et définitive de l’exportation d’or brut. Lors d’une réunion stratégique tenue le 19 juin 2026, le chef de l’État a affiché sa fermeté face aux compagnies minières, conditionnant désormais le maintien de leurs licences à la transformation locale du précieux métal. Un ultimatum sans concession aux acteurs miniers.

Les banques centrales prévoient une augmentation de leurs stocks d'or au cours des 12 prochains mois. Elles mettent en avant la diversification des portefeuilles et la protection contre l'inflation, selon l’enquête réalisée par le Conseil mondial de l’or.

Les banques centrales ont accumulé en moyenne 1.000 tonnes d’or au cours des quatre dernières années, un fort rebond par rapport à la moyenne de 500 tonnes enregistrée au cours de la décennie précédente. Cette accélération du rythme d’accumulation est à lier avec la multiplication d’incertitudes géopolitiques et économiques, selon l’enquête 2026 du Conseil mondial de l’or.  

Ces informations révélées par le Directeur général de la Sonamines, Serge Hervé Boyogueno,  sur les antennes de la télévision publique le 25 mai dernier, font froid dans le dos et ont choqué l’opinion. Le plus grave est que la Sonamines avait alerté les autorités dès 2022, après l'exploitation des conclusions d'un rapport d'Interpol consacré à l'orpaillage illégal et aux réseaux de commercialisation clandestins en Afrique subsaharienne.

Selon les données révélées par la Société nationale des mines (Sonamines), 44 tonnes d'or ont été tracées à Dubaï entre 2021 et 2025 comme provenant du Cameroun, alors que les exportations officiellement déclarées ne totalisent que 148 kg (oui, vous avez bien lu) au cours de la même période. Ces exportations du métal jaune qui échappent à l’Etat sont évaluées à 3,4 milliards de dollars.

Cette indication marque surtout le retour de cet actif dans les plans de production du major minier canadien après en avoir été exclu l’an dernier sur fond de tensions avec Bamako.

Le groupe canadien Barrick Mining, présent au Mali depuis plus de 25 ans, anticipe une production estimée entre 260.000 et 290.000 onces d’or en 2026 pour la mine de Loulo-Gounkoto, indique son rapport financier publié le 5 février. Au moment où le cours du métal jaune titille les 5.000 dollars l’once, il s’agit d’une excellente nouvelle non seulement pour les actionnaires de la société, mais aussi pour le Trésor malien.

L'euro a dépassé les 1,2 dollar ce mercredi 28 janvier à 12h GMT pour la première fois depuis 2021.  Face à l'inquiétude croissante des investisseurs quant à leur exposition aux actifs américains, les autres devises et l'or ont vu leur cours s'envoler. Les prix de l'or ont dépassé les 5.300 dollars l'once (un peu plus de 31 gr) pour la première fois mercredi, la baisse de la confiance dans le dollar américain et les inquiétudes concernant l'indépendance de la Réserve fédérale américaine ayant stimulé la demande pour ce métal refuge.

Pour les pays africains qui importent massivement des produits pétroliers, du gaz et des céréales, la dépréciation actuelle du dollar est une très bonne nouvelle, car elle va impacter la facture à la baisse et se traduire par des économies en devises. Pour le service de la dette libellée en dollar, cela signifie également quelques économies bienvenues.