Tous les articles qui parlent de Monnaie - Page 3

Si le lancement de la monnaie unique de la CEDEAO est un vieux projet, la déclaration du président de la Commission de la CEDEAO, Dr. Omar Alieu Touray, attendue depuis longtemps par des observateurs économiques et citoyens ouest-africains, marque une étape cruciale dans le processus d’intégration économique régionale. Toutefois, elle soulève également de nombreuses questions sur la faisabilité et les implications d’une telle réforme.

En marge du Forum de haut niveau sur la gouvernance au Sahel à Banjul, capitale de la Gambie, le président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Dr. Omar Alieu Touray, a réaffirmé l’engagement de l’organisation à lancer la monnaie unique régionale, l’Eco, en 2027.

Il n’en fallait pas plus pour que le gouverneur de la Banque centrale, Olayemi Cardoso, se «réjouisse du recul de l'inflation» en justifiant la décision du Comité de politique monétaire, chargé de fixer les taux ainsi que la poursuite de la politique de désinflation. «Le maintien de la politique monétaire actuelle permettra de continuer à répondre à la pression inflationniste existante et émergente,» a déclaré le gouverneur de la banque centrale, ajoutant que l'objectif était de ramener l'inflation à un chiffre.

La banque centrale du Nigeria a maintenu son taux directeur à 27,5 % (c’est dix fois celui du Maroc) pour la troisième fois consécutive cette année, s'engageant à maintenir sa politique actuelle jusqu'à ce que les risques d'inflation diminuent sensiblement. A fin juin, l’inflation s’élevait à 22,2% contre 22,97% le mois précédent. On est loin d’une hyperinflation de 34,8% affichée en 2023, plongeant dans le sillage le cours de la monnaie nationale (naira)

Cette décision intervient au moment où l’économie est sous pression en raison d'un ralentissement du marché mondial du diamant dont le pays est un des tout premiers producteurs.

Les autorités monétaires du Botswana ont annoncé jeudi 10 juillet, qu'elles laisseraient la devise nationale, le pula, se déprécier jusqu’à 2,76% l'année prochaine contre 1,51% auparavant, un rythme plus rapide que la limite supérieure de sa bande de fluctuation sur le marché de change

La pression est maximale sur les réserves de change, et la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), ne s’en cache pas. La contraction des réserves résulte essentiellement de transferts nets négatifs cumulés de 1.300 milliards FCFA, dans un contexte marqué par le déficit persistant des balances commerciales des Etats, la baisse des cours du pétrole et des règlements accrus au titre des engagements extérieurs, explique la BEAC, la banque centrale commune de six pays de la région appartenant à la zone du franc CFA.

Au terme de sa deuxième session de l’année tenue lundi 30 juin, le Comité de politique monétaire de la Banque des Etats de I ‘Afrique centrale, BEAC, (ndlr : la banque centrale des six Etats ayant en commun l’usage du franc CFA en Afrique centrale, notamment le Cameroun, le Tchad, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République Centrafricaine et le Congo-Brazzaville)  a décidé de maintenir inchangés ses principaux taux de régulation de la masse monétaire ainsi que les coefficients de réserves obligatoires