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Le groupe nigérian Dangote a nommé David Bird, ancien cadre de Shell et ex-PDG de la raffinerie 0Q8 à Oman, au poste de directeur général de sa division raffinage et pétrochimie, a annoncé l'entreprise samedi, dans le cadre de l'accélération de sa stratégie de croissance panafricaine.

Il s’appelle David Bird. C’est lui que Aliko Dangote vient de recruter pour manager l’une des plus grandes raffineries de pétrole au monde : Dangote Oil Refinery. L’ambition du capitaine d’industrie nigerian, en portant son choix sur David Bird, ancien cadre de Shell, est non seulement d'améliorer l'efficacité mais également d'étendre la présence de l'entreprise. Avec un objectif assigné : Porter la capacité de production journalière à 700 000 barils

A en croire l’industriel nigérian qui a investi 20 milliards de dollars dans une méga raffinerie dans son pays, ces produits, souvent toxiques, ne respectent pas les standards en vigueur en Europe ou en Amérique du Nord. Ils représentent non seulement une menace pour une industrie de raffinage compétitive sur le continent, mais également, pour la santé publique, a-t-il mis en garde. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, 3,7 millions de personnes meurent chaque année de la pollution de l’air, due aux particules présentes dans les gaz d’échappement.

C’est au détour d’une intervention à la «West African Refined Fuel Conference,» organisée à Abuja le 22 juillet, que l’industriel et milliardaire nigérian Aliko Dangote a lancé une violente charge contre ce qu’il qualifie «d’afflux massif de carburants russes à prix cassés» en Afrique de l’Ouest. Selon les données de juin 2025, les exportations russes de diesel et de gasoil vers l’Afrique se sont élevées à environ 700.000 tonnes, en baisse de 30%

Le géant pétrolier de l’Afrique de l’Ouest veut en finir avec le paradoxe de premier producteur du pétrole sur le continent et la récurrence de pénuries de carburants. La société Backbone Infrastructure Nigeria Limited (BINL) a annoncé, mercredi 9 juillet, la construction d’une nouvelle raffinerie de pétrole d’une capacité de 500.000 barils par jour dans l’Etat d’Ondo

La multinationale détient 82 % du champ pétrolier offshore Sangomar, le reste du capital est détenu par la compagnie nationale du pétrole, Petrosen. Le champ de Sangomar a commencé à produire en juin 2024 avec un objectif de 100.000 barils quotidiens. Tout est parti d’un rappel d’impôts de 41 milliards FCFA, soit un peu plus de 69 millions de dollars, émis en juin 2024 par le fisc sénégalais, un redressement fiscal contesté par la multinationale australienne. Woodside estime «avoir agi conformément aux réglementations en vigueur, au contrat de partage de production de Sangomar et à l’accord d’accueil du gouvernement hôte ; Aucun impôt n’est dû,» a indiqué la société citée par l’agence Reuters.

C’est un palier supplémentaire que vient de franchir le différend qui oppose le groupe australien Woodside Energy au gouvernement sénégalais. Le géant australien, partenaire stratégique du projet pétrolier offshore Sangomar dont il détient 82%, a engagé une double procédure d'arbitrage contre l'Etat du Sénégal devant la Cour internationale d'arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI), et le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), l’instance d’arbitrage de la Banque mondiale

«Nous pouvons augmenter la production de plus de 50%. Nous avons des opportunités sur terre, en mer et dans les friches industrielles. Nous devrions atteindre cet objectif dans les trois prochaines années», indique un communiqué publié à l’occasion de ce forum.

Alors que le plan présenté en novembre 2024 par le ministre des Hydrocarbures Bruno Jean-Richard Itoua fixait un délai de 5 ans pour doubler la production pétrolière, le gouvernement dit vouloir atteindre cet objectif d'ici 3 ans. C'est le directeur de l'Amont pétrolier à la SNPC (ndlr : la société nationale du pétrole), Jude Brice Ondonda qui l’a fait savoir. C’est à l'occasion de la première édition du Congo Energy & Investment Forum qui se tient actuellement à Brazzaville.