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A l’ouverture ce jeudi (8h20 GMT), le prix du Brent, référence mondiale du marché pétrolier, a progressé de 3,73 dollars, à 121,76 dollars le baril, après avoir atteint un plus haut en séance à 126,41 dollars, son plus haut niveau depuis le 9 mars 2022.

Les cours mondiaux du pétrole ont atteint ce jeudi 30 avril un sommet en quatre ans, dépassant les 122 dollars le baril, en raison des craintes que la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran ne s'aggrave et n'entraîne une perturbation prolongée de l'approvisionnement en pétrole au Moyen-Orient, ce qui pourrait nuire à la croissance économique. Le baril s’est embrasé après que le média américain Axios a rapporté mercredi soir que le président Donald Trump devait recevoir jeudi un briefing sur les plans d'une série de frappes militaires contre l'Iran dans l'espoir que ce pays reprenne les négociations sur son programme nucléaire.

Le président Donald Trump a déclaré dimanche que l’US-Navy allait commencer à bloquer le détroit d'Ormuz à partir de lundi 14hGMT, ce qui pourrait aggraver la situation après l'échec des négociations avec l'Iran pour parvenir à un accord mettant fin à la guerre.

Les cours du pétrole ont de nouveau dépassé les 100 dollars le baril lundi 13 avril en fin de matinée, alors que la marine américaine se préparait à bloquer les navires à destination et en provenance d' Iran via le détroit d'Ormuz, une mesure qui pourrait restreindre les exportations de pétrole iranien après l'échec des négociations entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre. Le prix du Brent a progressé de 6,81 dollars, soit 7,2 %, à 102,01 dollars le baril à 11h29 GMT. De son côté, le WTI américain a gagné 7,50 dollars, soit 7,8 %, à 104,07 dollars.

Les autorités monétaires marocaines redoutent en effet les risques inflationnistes induits par la flambée du baril de pétrole, conséquence de la guerre en cours au Moyen-Orient ainsi que son impact sur la croissance alors que le pays était installé dans un cycle de désinflation. Après un taux moyen de -0,2% au cours du quatrième trimestre 2025, l’inflation est à nouveau restée en territoire négatif en janvier 2026 en se contractant de 0,8%.

Pour sa première session de l’année tenue mardi 17 mars, le Conseil de politique monétaire de Bank Al-Maghrib (la Banque du Maroc) a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25%. Comme ses consœurs un peu partout dans le monde, Bank Al-Maghrib marche sur une corde raide au regard du contexte géopolitique. La devise des banquiers centraux semble être la suivante : «dans le doute, il faut s’abstenir»

Le prix du Brent a augmenté de 0,5 % à l’ouverture, soit 30 cents, pour atteindre 62,06 dollars le baril, tandis que le pétrole brut américain West Texas Intermediate (WTI) s'établissait à 58,57 dollars le baril, en hausse de 0,4 %, soit 25 cents. Pour autant, les analystes restent prudents : il est prématuré d'évaluer l'impact de la capture de l’ex-président vénézuélien sur le marché. Ce qui semble néanmoins évident, c'est que l'approvisionnement en brut sera suffisant en 2026, avec ou sans augmentation de la production du Venezuela, membre fondateur de l’OPEP. «Nous estimons que l’offre supplémentaire ne pourra atteindre que 300.000 barils par jour au cours des deux à trois prochaines années, et ce, avec des investissements additionnels limités,» assure Janiv Shah, analyste chez Rystad, cité par l’agence Reuters.

Les prix du pétrole ont légèrement augmenté mardi 6 janvier, le marché évaluant les attentes d'une offre mondiale abondante cette année face à l'incertitude entourant la production de pétrole brut vénézuélien suite à la capture du président Nicolas Maduro par des commandos américains samedi dernier.