Tous les articles qui parlent de secteur informel

Mécaniciens, ferrailleurs, ouvriers, conducteurs de moto-taxis, vendeurs de rue : ils n'hésitent pas à investir les moindres recoins susceptibles d'accueillir leurs activités. L'AFP est allée à leur rencontre dans plusieurs villes du continent, où leurs services abordables en font des acteurs économiques incontournables du quotidien.

Trottoirs, zones d'habitation, espaces publics : d'Abidjan à Dakar en passant par Abuja, les commerces informels continuent de fleurir dans les villes africaines, sous le regard parfois impuissant des autorités. Face à la pauvreté, au chômage ou aux lourdeurs administratives, des dizaines de millions d'Africains, en quête d'un avenir meilleur, se tournent vers le travail informel pour joindre les deux bouts, hors du contrôle des États.

Le calendrier choisi par Nairobi retient l'attention. En déclenchant les opérations de contrôle avant même l'adoption d'une loi encadrant ces activités, l'exécutif kényan entend agir vite. Les ressortissants étrangers opérant dans les segments réservés aux locaux seront les premiers visés.

Le président kényan William Ruto a ordonné des mesures contre les étrangers qui exploitent de petites entreprises réservées aux citoyens kényans. La répression devrait débuter la semaine prochaine, sans attendre l'adoption d'un texte législatif officiel. Une séquence qui témoigne de la volonté du chef de l'État de protéger les petits entrepreneurs locaux, dans un pays où le commerce informel fait vivre une part importante de la population active.

La trajectoire financière du Sénégal pour les prochaines années est claire : le pays doit financer son développement en s’appuyant d’abord sur ses propres forces. Pour consolider durablement ses performances budgétaires sur l’horizon 2027-2029, l’exécutif a choisi de ne pas simplement jouer sur le curseur des taux d’imposition. C’est une refonte globale de l’assiette, de la gouvernance administrative et des outils de contrôle qui s’amorce à travers six réformes clés.

Face aux exigences du Document de programmation budgétaire (DPBEP) pour la période 2027-2029, la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) engage une transformation en profondeur du Code général des Impôts. Objectif : maximiser les ressources internes à travers six chantiers stratégiques allant de la fiscalité numérique à la traque du foncier non exploité, tout en jouant la carte de la transition numérique.

La nouvelle est tombée comme un couperet en marge de la 15e édition du Salon de l'action gouvernementale (SAGO), la grande messe annuelle qui réunit l'État, le secteur privé et les citoyens pour valoriser les services publics et améliorer le climat des affaires, qui s'est tenue du 8 au 13 juin 2026 à Yaoundé. Le ministre des Mines, de l'Industrie et du Développement technologique (Minmidt) par intérim, le Pr. Fuh Calistus Gentry, a, en effet, officialisé une décision radicale en vue d'assainir le secteur de l'exploitation artisanale semi-mécanisée de l'or, dans le but de garantir les intérêts de l'État.

Le gouvernement camerounais hausse le ton. En annonçant des poursuites judiciaires contre une centaine de sociétés minières opérant en marge de la légalité, les autorités entendent mettre fin à une exploitation sauvage qui fragilise les recettes publiques et compromet le développement durable du pays.

Cinq raisons de s'inquiéter du poids de l'économie informelle

Source : Banque mondiale Économie de l’ombre, grise, non déclarée ou informelle : tous ces termes renvoient à une réalité très répandue dans les pays émergents et en développement . Cette « informalité » généralisée est particulièrement préoccupante aujourd’hui, car elle risque de compliquer la tâche des pays à l’heure de s'engager sur la voie d’un développement inclusif indispensable pour réparer les dégâts de la pandémie de COVID-19

Nigeria : L’offensive du fisc contre le secteur informel

En quête de ressources budgétaires, Abuja a décidé de cibler les 40 millions de petits commerçants qui opèrent dans l’économie souterraine pour améliorer la collecte d’impôts, indique un communiqué de l’Agence fédérale des revenus (ndlr : l’équivalent de la Direction générale des impôts). Attention, le chantier est miné politiquement.