Le gouvernement nigérian a instauré un impôt forfaitaire de 1 % sur le chiffre d’affaires des entités du secteur informel, a annoncé le ministère des Finances le mercredi 4 mars
Le décret instituant cet impôt forfaitaire, présenté comme une mesure «d’inclusion et d’équité,» a été signé par le ministre des Finances, Wale Edun. Il vise à mettre un terme aux pratiques fiscales informelles, fragmentées ou coercitives, notamment au niveau local, explique le ministre qui justifie sa décision : «notre objectif est de garantir la cohérence, d’empêcher les évaluations arbitraires et de protéger les petites entreprises tout en assurant la croissance continue de l’économie.» Et d’ajouter : «notre rôle est de veiller à ce que les administrations fiscales soient coordonnées et non fragmentées, qu’elles produisent des résultats et aient un impact positif sur tous les Nigérians.»
L’argentier du pays n’a pas précisé comment il comptait appréhender le secteur informel qui par définition est constitué de «passagers clandestins.» Pour l’essentiel, il englobe les activités qui échappent à la réglementation et à la fiscalité, rendant son identification et sa taxation particulièrement complexes.
Les autorités indiquent toutefois que le cadre réglementaire vise à intégrer progressivement ces entités dans l’économie formelle via des plateformes numériques structurées. Les nano-entreprises et les petites entreprises, dont le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 12 millions de nairas, sont exemptées d’impôt.
Le secteur informel emploie plus de 80 % de la main-d’œuvre, mais sa contribution aux recettes publiques reste très faible, en partie à cause d’un système fiscal qui ne reflète pas les réalités opérationnelles, selon les autorités.
Parmi les réformes structurelles lancées par le Président Bola Ahmed Tinubu figure un pack de quatre lois de réforme fiscale dont le Nigeria Tax Act. et le Nigeria Tax Administration Act., entrées en vigueur le 1er janvier 2026. Le dispositif prévoit notamment une augmentation de l’impôt sur les plus-values des entreprises de 10 % à 30 % ainsi que l’instauration d’un taux minimum effectif de 15 % pour les grandes entreprises et les multinationales.





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