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Dans son bureau à l'étage d'un immeuble étroit, entouré de ses associés, Fadil Bayero tue le temps. Le Camerounais tient un "kargo", le nom donné localement aux commerces d'expédition de marchandises qui jouent le rôle d'intermédiaire entre grossistes turcs et acheteurs étrangers. Depuis l'Afrique, des commerçants lui passent commande de produits destinés à être revendus. Vêtements, cosmétiques, linge de maison... Selon lui, le "made in Turkey" a très bonne réputation en Afrique. "Avant, cette pièce était remplie jusqu'au plafond", assure l'homme de 39 ans, arrivé à Istanbul il y a quelques années pour "faire du business."

A Laleli, dans le centre d'Istanbul, le commerce à la valise est une institution. Sous un ciel tissé de câbles électriques, des porteurs sillonnent les rues étroites chargés de colis prêts à l'expédition. Ici, on vend en gros à des clients du monde entier, notamment d'Afrique subsaharienne. Si certains continuent de faire des allers-retours avec leurs valises, les échanges s'opèrent surtout autour de services d'envois professionnels.

La chaîne de production du centre de formation textile du parc Glo-Djigbé

Mathias Azonnoudo étend une bâche verte au sol et commence à y jeter le coton récolté dans son champ de trois hectares situé à Dassa-Zoumè, dans le centre du Bénin, avec l'aide de trois salariés. "L'année dernière, j'avais obtenu 4,4 tonnes. Mais pour cette récolte, je ne sais pas exactement ce que cela va donner", explique le cotonculteur de 50 ans, derrière un grand tas de boules blanches à l'entrée de son domaine