Tous les articles qui parlent de textile-habillement

La signature s'est déroulée dans le cadre du 5/5 Trade Mission, événement annuel de Tactical Tactics réunissant à Casablanca une centaine d'acheteurs nord-américains, manufacturiers marocains, institutionnels et leaders d'industrie autour de la question du repositionnement de l'industrie marocaine sur l'échiquier mondial.

Tactical Tactics et le Centre Technique du Textile et de l'Habillement (CTTH) ont officialisé le 5 mai 2026 un partenariat stratégique destiné à accélérer la transition de l'industrie marocaine du modèle CMT (Cut, Make, Trim) vers une offre intégrée de produits finis pour les marchés nord-américains.

Le coton burkinabè ne voyagera plus seulement par conteneurs vers les ports étrangers. Il s’apprête désormais à être filé, tissé et transformé sur sa terre d’origine. Ce lundi, dans l’effervescence de la capitale, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda et des partenaires russes ont apposé leur signature sur un Mémorandum d’entente relatif au projet de mise en place d’un complexe industriel intégré de transformation de Coton au Burkina-Faso, dénommé  AKOTON.

En tournant le dos à l’exportation brute de sa ressource phare, Ouagadougou engage un virage important. Ce lundi 20 avril 2026, la signature d’un mémorandum avec des partenaires russes pour la création du complexe AKOTON marque la naissance d’un géant intégré de la transformation textile. Une petite révolution pour la souveraineté économique du pays.

Dans son bureau à l'étage d'un immeuble étroit, entouré de ses associés, Fadil Bayero tue le temps. Le Camerounais tient un "kargo", le nom donné localement aux commerces d'expédition de marchandises qui jouent le rôle d'intermédiaire entre grossistes turcs et acheteurs étrangers. Depuis l'Afrique, des commerçants lui passent commande de produits destinés à être revendus. Vêtements, cosmétiques, linge de maison... Selon lui, le "made in Turkey" a très bonne réputation en Afrique. "Avant, cette pièce était remplie jusqu'au plafond", assure l'homme de 39 ans, arrivé à Istanbul il y a quelques années pour "faire du business."

A Laleli, dans le centre d'Istanbul, le commerce à la valise est une institution. Sous un ciel tissé de câbles électriques, des porteurs sillonnent les rues étroites chargés de colis prêts à l'expédition. Ici, on vend en gros à des clients du monde entier, notamment d'Afrique subsaharienne. Si certains continuent de faire des allers-retours avec leurs valises, les échanges s'opèrent surtout autour de services d'envois professionnels.

La chaîne de production du centre de formation textile du parc Glo-Djigbé

Mathias Azonnoudo étend une bâche verte au sol et commence à y jeter le coton récolté dans son champ de trois hectares situé à Dassa-Zoumè, dans le centre du Bénin, avec l'aide de trois salariés. "L'année dernière, j'avais obtenu 4,4 tonnes. Mais pour cette récolte, je ne sais pas exactement ce que cela va donner", explique le cotonculteur de 50 ans, derrière un grand tas de boules blanches à l'entrée de son domaine