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Le Nigeria engage quatre cabinets pour lever 37 milliards de dollars pour les infrastructures

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Le Nigeria a choisi quatre gestionnaires d’actifs pour gérer un fonds de 37 milliards de dollars mis en place afin de stimuler les investissements dans les routes, les chemins de fer et les projets énergétiques dans la plus grande économie d’Afrique.

Le Vice-président Yemi Osinbajo a validé le recrutement de quatre gestionnaires de fonds pour l’Infrastructure Corp of Nigeria Ltd. (ICN), selon le porte-parole de la Banque centrale Osita Nwanisobi. Les investisseurs dans l’ICN Ltd. comprennent la Banque centrale du Nigeria, la Nigeria Sovereign Investment Authority et l’Africa Finance Corporation. Ce choix boucle un processus entamé en mars.

Le gouvernement nigérian s’allie ainsi les services de la société néerlandaise Sanlam Infraworks, AIIM, une filiale du groupe sud-africain Old Mutual, Chapel Hill Denham, basée à Lagos, Tripple, un consortium comprenant AfricaPlus Partners et Arc Asset Management ainsi qu’Afrinvest West Africa, une banque d’investissement nigériane.

Après la conclusion du processus d’appel d’offres, l’Infrastructure Corporation of Nigeria devrait commencer à fonctionner pleinement d’ici le troisième trimestre 2021, a déclaré mardi 13 juillet le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, Godwin Emefiele, lors d’une conférence virtuelle.

Plus tôt cette année, le Président Muhammadu Buhari a donné son accord pour un premier apport de 1 000 milliards de nairas (2,4 milliards de dollars) pour que cette société aide à combler l’énorme déficit d’infrastructures du plus grand producteur de brut d’Afrique.

Des besoins énormes à financer

La géant ouest-africain a besoin d’au moins 3 000 milliards de dollars sur 30 ans pour construire des routes et des centrales électriques afin de combler son déficit d’infrastructures, selon Moody’s Investors Service. Il s’agit d’une nécessité pour accélérer la croissance dans une économie qui se remet à peine d’une récession.

Le rôle dévolu aux gestionnaires de fonds est de lever le reste des 37 milliards de dollars. Si le gouvernement nigérian a choisi quatre gestionnaires de fonds, au lieu d’un seul, c’est pour stimuler la concurrence entre eux, d’après un haut responsable de la banque centrale, ayant requis l’anonymat.

C’est en mars dernier que le gouvernement nigérian a engagé le cabinet KPMG en tant que conseiller en transactions pour la société ICN.

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