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Nigeria : le gouvernement déterminé à régler le problème de l’électricité

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Un secteur et mille et un problèmes. Voilà comment on pourrait résumer la production et distribution de l’électricité au Nigeria. L’administration de Muhammadu Buhari compte injecter un fonds colossal pour sortir définitivement le secteur de la pénombre.

Quand on a la chance de circuler dans les rues de la belle capitale économique nigériane, Lagos, on est frappé par le ronronnement incessant des groupes électrogènes. La distribution d’électricité est tellement défaillante que beaucoup préfèrent avoir leur indépendance énergétique.

Ainsi, pour régler définitivement les problèmes de ce secteur, le gouvernement compte injecter quelque 3 milliards de dollars américains aussi bien dans la production, le transport et la distribution dans les 24 prochains mois. L’idée est également de mettre définitivement fin, dès la fin de l’année en cours, au système de subventions jugé trop coûteux.


La capacité de transmission installée devrait passer de 4900 MW à 7000 MW, grâce au concours financier de la Banque africaine de développement (BAD), mais également de la Banque mondiale.
En ce qui concerne la suppression de la subvention sur l’électricité, Ahmad Zakari, le conseiller spécial du président Buhari à l’énergie estime que cette mesure sera bénéfique à moyen terme à l’ensemble du pays.

« D’aucuns affirment que l’élimination des subventions alourdira la charge pesant sur les personnes pauvres et les plus vulnérables. Mais nous répondons que la seule raison pour laquelle l’énergie est chère au Nigeria est que nous n’en produisons pas assez. Si vous générez 10 GW d’électricité, le tarif sera la moitié de ce qu’il est actuellement. Garder les prix officiellement bas n’est pas la solution. Accroître la puissance disponible est l’approche qui permettra d’atteindre de manière efficace le même but qui est la baisse du coût de l’énergie », a-t-il dit.

Le pays produit actuellement 7 000 MW pour une capacité de transmission de 5 000 MW. En outre, les subventions publiques au secteur pèsent sur le budget national tout en profitant principalement aux plus riches selon la Banque mondiale.

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