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À Arlit, au cœur du désert nigérien, une catastrophe radioactive longtemps redoutée semble éclater au grand jour. La découverte de centaines de tonneaux contaminés et de millions de tonnes de déchets toxiques relance les accusations visant Orano, ex-Areva, et ravive les inquiétudes pour la santé de près de 100 000 habitants exposés depuis des décennies.

Selon le communiqué conjoint, le Fonds souverain angolais apportera un investissement initial de 50 millions de dollars, susceptible d’être porté à 200 millions de dollars. De son côté, Gemcorp, basé à Londres et spécialisé dans les marchés émergents, contribuera jusqu’à 50 millions. Le reste sera levé auprès d’investisseurs internationaux désireux de diversifier leurs portefeuilles hors des marchés américains et européens. Pour Armando Manuel, Président du FSDEA, l'ambition est claire. «Nous investissons des capitaux dans cette initiative afin d'attirer d'autres investisseurs, notamment les acteurs du Golfe, vers les vastes opportunités que nous avons sur le continent,» a-t-il confié à Reuters.

Le fonds souverain angolais affiche des nouvelles ambitions continentales. En partenariat avec la société de gestion Gemcorp Capital, le Fundo Soberano de Angola (FSDEA) s'apprête à lancer un fonds panafricain d'infrastructures doté d'une capacité cible de 500 millions de dollars. L’objectif est de mobiliser des capitaux privés autour des secteurs stratégiques du continent africain, de la transition énergétique aux minéraux critiques, en passant par l'eau et la sécurité alimentaire.

Dans l’administration, la consigne était claire : retour au travail. Les ministères du centre-ville ont ouvert à l’heure habituelle, les agents se sont présentés comme un lundi normal, les réunions programmées ont été maintenues. Les établissements scolaires ont eux aussi assuré la continuité. Dans les écoles primaires de quartiers comme Akpakpa ou Saint-Michel, la cloche a sonné comme d’ordinaire. Les lycées et universités ont maintenu examens et contrôles, élément clé pour des familles qui redoutent toujours les retards de calendrier scolaire.

Lundi matin, peu après 7 heures, la circulation était déjà dense sur l’axe Godomey-Cotonou. En moins de vingt-quatre heures, la capitale économique du Bénin a repris le visage d’une ville ordinaire, loin des images de coups de feu et de prise de contrôle de la télévision nationale qui ont marqué la matinée de dimanche avant que l’ordre soit rapidement de retour.

Par un changement de paradigme audacieux, la conférence du 8 décembre 2025 organisée par le Collectif Restitution pour l’Afrique (RAF) a marqué un tournant. Au-delà de la simple dénonciation, experts et juristes dessinent une nouvelle ère : celle de la responsabilité des multinationales et de la restitution comme droit humain inaliénable. C’était une assemblée décidée à en finir avec la fatalité. En effet, réunis le 8 décembre 2025, magistrats, lanceurs d’alerte et experts internationaux ont répondu à l’appel du Collectif Restitution pour l’Afrique (RAF) pour disséquer une mécanique de prédation qui prive le continent de son avenir. Loin des discours convenus, les débats ont mis en lumière une réalité crue : les flux financiers illicites ne sont pas des accidents de parcours, mais le fruit d’une architecture pensée pour la captation des richesses.

Réunis le 8 décembre 2025 à l’initiative du Collectif Restitution pour l’Afrique (RAF), experts, juristes, ONG et lanceurs d’alerte ont débattu des mécanismes de restitution des biens mal acquis et des flux financiers illicites. Au cœur des échanges : la nécessité de transformer la lutte contre la corruption en instrument de justice économique et sociale, capable de rééquilibrer les rapports de force entre multinationales et États africains.