Hervé Fournier, Guillaume Reisacher et Gwenaëlle Habouzit ont été déclarés «persona non grata sur le territoire du Burkina Faso, pour activités subversives» par le ministère burkinabè des Affaires étrangères dans une note adressée à l’ambassade de France mercredi 17 avril. Ces trois diplomates avaient 48 heures pour quitter le Burkina Faso
Hervé Fournier venait de prendre son poste il y a quelques jours pour une mission de renfort de quatre mois à l’ambassade de France à Ouagadougou, rapporte l’AFP. Quant à sa collègue, Gwenaïelle Habouzit, elle venait d’effectuer sa première mission au Burkina Faso en tant que membre du service Afrique du quai d’Orsay et elle a quitté le Burkina Faso en fin de semaine dernière.
Le 1er décembre dernier, quatre fonctionnaires français ont été arrêtés à Ouagadougou, mis en examen puis incarcérés. Ils étaient considérés comme des agents du renseignement par Ouagadougou. Une source diplomatique française citée par l’AFP affirme qu’il s’agissait de techniciens de maintenance informatique. Ils se trouvent aujourd’hui en résidence surveillée, selon des sources sécuritaires du Burkina.
Rapprochement avec la Russie
Les relations entre la France et le Burkina Faso continuent de se dégrader depuis la prise du pouvoir, en septembre 2022, du capitaine Ibrahim Traoré. Quelques mois après son arrivée au pouvoir, Ouagadougou a dénoncé un accord militaire de 1961 avec la France, après avoir obtenu le retrait des forces françaises. L’ambassadeur de France à Ouagadougou, rappelé après le coup d’Etat, n’a pas été remplacé depuis.
Dans sa volonté de diversifier ses partenariats, le Burkina Faso s’est notamment rapproché de la Russie et de ses deux voisins, le Mali et le Niger, eux aussi gouvernés par des régimes issus de coups d’Etat. Les trois pays font face depuis plusieurs années à des attaques terroristes récurrentes de groupes liés à Al-Qaïda et l’Etat islamique. Au Burkina Faso seul, elles ont fait quelque 20.000 morts civils et militaires et environ deux millions de déplacés depuis 2015.





![Tribune | Maroc-UE : les relations à l’épreuve de la parlementarisation de la politique extérieure et de sécurité européenne [Par Pr. El Hassane Hzaine] Les relations entre le Maroc et l'Union européenne ont évolué d'un simple accord commercial en 1969 à un partenariat stratégique multidimensionnel ; l'accord d'association de 1996 (en vigueur en 2000) a posé les bases, renforcées par l'intégration du Maroc dans la Politique européenne de voisinage en 2004 et l'obtention du statut avancé en 2008, qui a reconnu le Maroc comme un « partenaire privilégié » visant à favoriser la convergence réglementaire et à renforcer la coopération en matière de sécurité et de migration.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Drapeau--450x246.jpg)


![Tribune | Le Nexus politique intérieure-extérieure : contraintes internes et comportement extérieur de l’Espagne envers le Maroc [Par Pr. El Hassane Hzaine] L’objet de cet article est de décrire l’évolution des relations hispano-marocaines depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, d’en repérer les régularités et de modéliser la dynamique des interactions en identifiant les chemins causaux qui expliquent les variations entre phases coopératives, phases conflictuelles et crises majeures. À cette fin, nous avons construit une base de données événementielle dont la méthodologie repose sur un design mixte longitudinal combinant le codage de 147 événements dyadiques hispano-marocains (2000-2026) selon deux échelles complémentaires — Goldstein (1992) et COPDAB d’Azar-Sloan (1975-1980) —, la construction d’un indice composite de stabilité gouvernementale espagnole (ISG) intégrant quatre dimensions (durée effective au pouvoir, type de majorité, cohésion de la coalition et marge parlementaire), afin de tester la corrélation entre fragmentation politique intérieure et coopération bilatérale.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Maroc-Espagne--450x209.jpg)

![Tribune | Le Sahel, nouveau théâtre de la rivalité algéro-marocaine : deux modèles d’influence en compétition [Par Pr. El Hassane Hzaine] L'analyse systématique de 101 événements diplomatiques, économiques et sécuritaires survenus entre 2010 et 2026 révèle une asymétrie structurelle frappante. Le Maroc maintient un taux de coopération de 100 % avec l'ensemble du bloc sahélien (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad). L'Algérie, de son côté, affiche un taux global de 78 %, plombé par une rupture avec le Mali. Loin d'être un simple affrontement binaire, cette rivalité met en lumière deux modèles d'influence qui se concurrencent.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/AES-1-450x233.jpg)
