Connu pour ses interventions fracassantes sur les réseaux sociaux, Muhoozi Kainerugaba, le fils du Président Yoweri Museveni vient de lancer un pavé dans la marre. Dans une nouvelle sortie qui fait jaser dans tout le pays, il a annoncé vouloir succéder à son père en briguant la présidence de la République aux élections prévues en 2026. L’opposition est vent debout.
«Vous voulez que je le dise depuis toujours ! Ok, au nom de Jésus-Christ mon Dieu, au nom de tous les jeunes d’Ouganda et du monde, et au nom de notre grande révolution, je me présenterai à la présidence en 2026», a affirmé celui qui occupe le poste de conseiller présidentiel spécial pour les opérations spéciales.
Les observateurs de la politique intérieure ougandaise se demandent s’il s’agit d’un «ballon d’essai » pour sonder la réaction de l’opinion au schéma d’une succession dynastique dont les opposants soupçonnent le chef de l’Etat ougandais. Toujours est-il que cette déclaration est le nouvel épisode d’une série de tweets controversés dont le fils de Museveni et aussi son plus proche conseiller, est l’auteur depuis plusieurs mois. Anciennement commandant de l’armée de terre de l’Ouganda, Muhoozi Kainerugaba avait menacé d’envahir le Kenya dans un tweet qu’il avait qualifié de «plaisanterie». Cela lui avait valu des réprimandes de la part de son père, qui avait fini par le démettre de son poste à la tête des forces terrestres.
L’Ouganda est dirigé depuis 37 ans par le président Yuweri Museveni arrivé au pouvoir en 1986 après une rébellion contre l’ancien Président Milton Obote. Aujourd’hui âgé de 78 ans, plusieurs analystes lui prêtent l’intention de placer son fils à la tête du pays pour lui succéder durant les prochaines années.





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