Le projet de construction d’une centrale nucléaire par Kampala a été approuvé en mai dernier par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
L’objectif est de diversifier les sources d’énergie du pays. A l’issue d’un entretien avec le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, qui achève une visite à Entebbe, le chef de l’Etat ougandais Yoweri Museveni, a annoncé avoir demandé l’aide de la Russie pour construire la première centrale nucléaire du pays d’ici 2032.
«L’Ouganda possède beaucoup d’uranium, essentiel pour la production d’électricité et pour la biotechnologie» a-t-il déclaré en conférence de presse au sortir d’un tête-à-tête avec le ministre russe des Affaires étrangères.
«Nous voulons cette énergie pour l’électricité, pour l’agriculture et non pour les armes nucléaires», a ajouté le dirigeant ougandais, indiquant avoir également évoqué avec Sergueï Lavrov des projets de coopération dans le domaine de l’espace et des sciences spatiales.

Kampala avait révélé il y a cinq ans, son intention de construire une centrale nucléaire de 2000 mégawatts d’ici 2032. Il lui reste donc dix ans pour mener à terme ce chantier gigantesque. Les autorités prévoient de multiplier par douze la production d’électricité du pays pour atteindre 17 000 mégawatts, grâce notamment à des investissements dans des énergies propres et renouvelables.
Le site devant abriter la future centrale nucléaire a déjà été identifié, alors qu’une école devrait être bientôt lancée pour former les compétences nécessaires dans le domaine de l’énergie atomique. Vaste chantier.





Ouganda



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