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Lithium, cobalt, cuivre, nickel, graphite, terres rares… Jamais, depuis la révolution industrielle, les minerais n'ont occupé une place aussi stratégique dans l'économie mondiale. Les gouvernements rivalisent d'annonces sur la transition énergétique tandis que les industriels promettent un avenir décarboné grâce aux véhicules électriques, aux batteries, aux panneaux solaires ou aux éoliennes.

Présentée comme indispensable à la lutte contre le changement climatique, la ruée vers les minerais critiques cache une réalité bien plus complexe. Entre rivalité sino-américaine, explosion des dépenses militaires, essor de l'intelligence artificielle et appétit des multinationales, l'exploitation minière connaît un nouvel âge d'or. Mais, selon l'Oakland Institute, cette course effrénée menace surtout les populations du Sud et les équilibres écologiques de la planète.

On peut légitimement s’interroger sur le bien fondé de ces condamnations. En quoi une entente entre des compagnies aériennes, parfois concurrentes pourrait-elle affecter la bonne marche de ce secteur d’activité ? Que je sache, Air France et KLM ainsi que Martinair font partie du même groupe capitalistique et il est tout de même raisonnable d’essayer d’améliorer la rentabilité de l’ensemble. Au lieu de cela, il va devoir débourser 340 millions d’euros. Pour le bénéfice de qui ?

Surprise, la semaine dernière, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) à condamné en dernière instance, après 16 ans de procédures, un (soi-disant) cartel de compagnies aériennes, pour entente sur les prix de service dans le secteur du fret aérien. Cela concerne entre autres Air France, KLM et leur filiale Martinair, mais aussi British Airways ou Singapore Airlines. Et le montant des amendes n’est pas anodin : 183 millions d’euros pour Air France, 127 pour KLM par exemple