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La conférence s'achève, mais le message se veut durable. Pendant trois jours, à Abidjan, économistes, décideurs politiques et représentants des grandes institutions internationales n'ont cessé de marteler une même idée : dans un monde où les rapports de force se redessinent, l'Afrique ne peut plus se contenter de s'adapter. Elle doit désormais imposer sa propre trajectoire.

Au terme de trois jours de débats, la Conférence économique africaine 2026 n'a pas seulement livré un diagnostic sur les fragilités du continent. Elle a esquissé une nouvelle doctrine : bâtir une Afrique capable de transformer les bouleversements géopolitiques en opportunités, grâce à une intégration économique renforcée, des financements repensés et une action collective assumée.

Les récentes tensions qu'a connues le monde ont rappelé la vulnérabilité du continent africain face aux conflits géopolitiques. L'Afrique a l'opportunité de redéfinir les règles du jeu en se replaçant au centre des chaînes de valeur mondiales. « L'Afrique ne peut plus être considérée simplement comme un réservoir de matières premières.

La session plénière de la 20ᵉ Conférence économique africaine (AEC) s'est tenue samedi 11 juillet à Abidjan, au siège de la Banque africaine de développement (BAD), réunissant les plus hauts responsables économiques du continent. Placée sous le thème du renforcement de l'autonomie géopolitique et de la résilience commerciale, cette session a vu se succéder des interventions marquées par un appel à un changement de paradigme fondamental.

Le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont salué les récentes améliorations des notations souveraines attribuées au Ghana, à la Zambie et à l’Afrique du Sud. Les perspectives du Nigéria et de l’Ouganda ont également été revues à la hausse par les agences internationales.

Dans un communiqué conjoint, le MAEP, la CEA et le PNUD-Afrique saluent une série de relèvements de notation crédit attribués à plusieurs économies africaines. Ghana, Zambie, Afrique du Sud… Autant de pays dont les efforts de restructuration et de stabilisation budgétaire commencent à être reconnus par les grandes agences internationales.

Signé en marge de la 4e Exposition économique et commerciale Chine-Afrique, ce protocole d'accord reflète un engagement commun en faveur d'un développement numérique inclusif, résilient et durable en Afrique. «Ce partenariat avec la CAICT constitue une étape décisive vers la réalisation de l'avenir numérique de l'Afrique,» a déclaré Ahunna Eziakonwa, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies et Directrice du Bureau régional du PNUD pour l'Afrique. «En combinant l'expertise du PNUD en matière de développement avec le leadership technologique de la CAICT, nous posons les bases d'une transformation numérique centrée sur l'humain, conforme aux Objectifs de développement durable.»

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l'Académie chinoise des technologies de l'information et de la communication (CAICT) ont signé le 18 juin un protocole d'accord historique pour la conception conjointe du Pôle africain d'autonomisation et d'innovation numériques, marquant ainsi une étape importante vers l'accélération de la transformation numérique sur le continent