Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a annoncé le mercredi 17 janvier, le lancement d’un fonds d’innovation de 1 milliard de dollars, ciblant des start-ups africains.
Dénommé Timbuktoo, le fonds annoncé par le PNUD à la conférence de Davos, mobilisera 1 milliard de dollars sous forme de capitaux catalyseurs et commerciaux auprès de gouvernements africains, d’investisseurs, d’entreprises et d’universités. Ces acteurs agiront sur tous les aspects liés à la création et au développement de start-up, afin d’accompagner la croissance d’entreprises innovantes et à fort potentiel sur le continent.
«Ce qui rend Timbuktoo unique, c’est sa conception qui associe capital commercial et capital catalyseur pour réduire les risques d’investissement privé, avec une approche panafricaine de soutien aux start-ups, tout en se concentrant sur l’ensemble de l’écosystème et en approfondissant les liens entre la politique gouvernementale, les universités, les entreprises, les partenaires catalyseurs et investisseurs commerciaux», relève le PNUD dans une note de présentation.
Timbuktoo a été lancé avec le concours de plusieurs Etats africains, dont le Rwanda et le Ghana. Il recevra un premier apport financier de 3 millions de dollars du président Paul Kagame. Le fonds qui sera hébergé au Rwanda lèvera des capitaux qui serviront à «transformer en entreprises panafricaines significatives et disruptives, des idées et innovations naissantes», a fait savoir Ahunna Eziakonwa, directrice du bureau Afrique du PNUD.
La majorité du capital-risque qui intervient sur le continent, soit 89 %, provient de l’étranger. En 2023, les financements étaient concentrés dans 4 pays à savoir : le Nigeria, le Kenya, l’Afrique du Sud et l’Egypte. 60 % de ce capital va vers un seul secteur, celui de la fintech.


![Tribune | Le retour de la politique industrielle : ْْune fenêtre d’opportunité éphémère pour l’Afrique [Par Dr. Sidi Mohamed Dhaker] Parfois, l’histoire ne se répète pas, mais parvient avec insistance à rimer avec elle-même. C’est l’un de ces moments : le retour, ou plutôt la résurgence, de la politique industrielle. Longtemps considérée comme une erreur économique notamment par les institutions de Bretton Woods, elle s’affirme aujourd’hui comme l’outil indispensable dans un monde fragmenté, instable et résolument concurrentiel.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Le-Benin-fait-le-pari-du-textile-pour-industrialiser-son-economie--300x200.jpg)








