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C'est officiel. La présidentielle ivoirienne du 25 octobre se déroulera sans les deux principaux opposants : les candidatures de Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam ont été définitivement rejetées, car ils ont été radiés de la liste électorale. Le premier en raison d'une condamnation judiciaire et le second pour des questions de nationalité. Un autre poids lourd de l’opposition : Pascal Affi Nguessan est également recalé.

Le Conseil constitutionnel a publié la liste définitive des candidats retenus pour l'élection présidentielle du 25 octobre. Sur les 60 inscrits, seulement 5 ont été retenus pour la course finale. Les principaux opposants, Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, ont été définitivement écartés. Un autre poids lourd de l’opposition : Pascal Affi Nguessan recalé également

Sous la présidence Ouattara, la Côte d’Ivoire a tourné la page de la crise post-électorale de 2010-2011. Le pays a retrouvé la paix civile, organisé des scrutins réguliers et adopté une nouvelle Constitution en 2016. Le gouvernement Ouattara a entrepris de réformer l’armée et les forces de sécurité afin d’unifier les ex-belligérants et de professionnaliser les troupes. Cette réforme, consolidée après les mutineries de 2017, a porté ses fruits.  

En Côte d’Ivoire, le Président de la République, Alassane Ouattara, a officiellement annoncé sa candidature à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, lors d’une allocution télévisée le 29 juillet. À 83 ans, le chef de l’État a justifié sa décision par les nombreux appels de la population à poursuivre son action, mais surtout par la nécessité de faire face aux défis majeurs qui se posent à la Côte d’Ivoire.

Depuis janvier 2024, la Côte d’Ivoire accélère sa stratégie de financement sur les marchés internationaux, multipliant les opérations à forte valeur, avec une première levée de 2,6 milliards de dollars via des obligations vertes et bleues. En mars 2025, le pays franchit une nouvelle étape en émettant un Eurobond de 1,75 milliard de dollars, complété par une mobilisation de 220 milliards de francs CFA. Il s’agit de la première obligation sur les marchés internationaux libellée en monnaie locale. À cette mécanique s’ajoute un dispositif innovant avec le prêt de 400 millions d’euros par Mitsubishi UFJ Financial Group Inc., via un schéma de «dette contre programme de développement» garanti par la Banque mondiale. À la veille de l’émission du Samouraï Bond, les engagements d’Abidjan envers le secteur bancaire japonais avoisinaient déjà 900 millions de dollars.

Ce 17 juillet, la Côte d’Ivoire a fait son entrée sur le marché obligataire japonais avec une émission de 50 milliards de yens (l’équivalent de 300 millions d’euros) à dix ans, assortie d’un coupon fixe de 2,3 %. Une opération inédite pour un pays d’Afrique subsaharienne, et un signal fort envoyé aux investisseurs internationaux. Soutenue par la Japan Bank for International Cooperation (JBIC), cette émission s’inscrit dans la stratégie de diversification des financements engagée par Abidjan depuis plusieurs années

Ce premier essai réussi sur le marché nippon, confirme le potentiel de la signature de l'Etat ivoirien et sa capacité à accéder à des marchés jusqu'ici inexplorés. L'accueil favorable des investisseurs japonais ouvre des perspectives pour de futures émissions à des conditions compétitives, et peut-être vers des marchés du Sud-Est asiatique, en Corée notamment. Le Samouraï bond, libellé en yens et coté à la Bourse de Tokyo, est réservé aux emprunteurs étrangers souhaitant diversifier leurs sources de financement.

Le Trésor ivoirien a franchi une nouvelle étape dans sa politique de financement extérieur en accédant pour la toute première fois au marché obligataire japonais, après une émission réussie d’un «Samouraï Bond» d’un montant de 50 milliards de yens, soit près de 336,2 millions de dollars sur une maturité de dix ans à 2,3%, annonce le ministère de Finances dans un communiqué au ton triomphant ce jeudi 17 juille

Le président ivoirien Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, a été désigné samedi soir candidat à la présidentielle du 25 octobre par son parti, mais n'a pas encore confirmé s'il allait briguer ou non un quatrième mandat. "Je soumets à l'approbation du congrès la décision de la désignation du président Alassane Ouattara comme candidat du RHDP aux élections d'octobre 2025", a déclaré Patrick Achi, le président du congrès du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) organisé à Abidjan. Cette désignation a été adoptée par acclamation des congressistes.

A l’inverse des pouvoirs militaires à Bamako, Niamey et Ouagadougou, le président de la Transition en Guinée a choisi une stratégie fondée sur le pragmatisme. Ainsi, il entretient des relations cordiales avec tous ses voisins, dont la Côte d’Ivoire où sont réfugiés plusieurs leaders de l’opposition. Le président guinéen n’est pas non plus un partisan de la confrontation avec la Cédéao ou avec la France avec laquelle Conakry continue d’ailleurs de développer de nombreux partenariats. Le choix de la Côte d’Ivoire pour la première sortie diplomatique dans la sous-région, tranche avec la posture des autres juntes. L’entourage du Général Doumbouya a toujours affirmé que « la Guinée n’avait que des intérêts à défendre, et qu’il n’était pas dans son intérêt à se chercher des ennemis.»

Le chef de l’Etat guinéen, le Général Mamadi Doumbouya, entame ce mardi 17 juin, une visite officielle en Côte d’Ivoire, la première depuis son accession au pouvoir en septembre 2021. Un communiqué de la Présidence de la République, Conakry place cette visite «sous le sceau de l’unité, de la paix et du panafricanisme.» Au-delà de ces formules de convenance et de courtoisie, Abidjan et Conakry devraient aborder les dossiers économiques et politiques

Ce bond en avant place Abidjan au-dessus de la moyenne régionale. Établie à 0,568, elle s’appuie sur des avancées simultanées dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des revenus. Résultat de politiques publiques volontaristes, cette progression reflète une dynamique soutenue depuis une décennie.

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a présenté, le 15 mai dernier, son dernier rapport sur le développement humain. Avec un indice de développement humain (IDH) de 0,582 contre 0,565 en 2024, la Côte d’Ivoire détient la plus forte progression en Afrique subsaharienne pour l’année en cours. Le pays qui gagne cinq places se hisse à la 157ᵉ position sur 193