À quelques jours de la présidentielle du 25 octobre 2025, la Côte d’Ivoire déploie un dispositif inédit pour garantir la sérénité et la crédibilité du scrutin. Sous la coordination du Conseil national de sécurité, l’opération Espérance incarne la volonté des autorités de concilier fermeté, anticipation et respect des libertés publiques. Une approche pensée pour faire de ce rendez-vous électoral un modèle de stabilité démocratique en Afrique de l’Ouest
Une stratégie sécuritaire pensée en amont
Depuis plusieurs semaines, les préparatifs s’accélèrent autour d’un mot d’ordre : anticiper plutôt que réagir.
Le gouvernement a déployé un dispositif national de sécurité couvrant l’ensemble du territoire, des grandes villes jusqu’aux zones rurales et frontalières. Ce plan s’articule autour de trois principes : prévention, coordination et équilibre entre fermeté et respect des libertés publiques.
Au cœur de ce dispositif, l’opération Espérance, lancée le 5 octobre, constitue la colonne vertébrale du plan sécuritaire. Plus de 44 000 membres des forces de sécurité, policiers, gendarmes et militaires, sont mobilisés, soit près de 9 000 de plus qu’en 2020. Leur mission : prévenir toute perturbation du vote, sécuriser les convois électoraux et garantir la libre circulation des citoyens.
«L’objectif est de rassurer, pas d’intimider. La sécurité du scrutin doit être visible, mais apaisante,» confie une source proche du CNS.
Sécurité numérique, encadrement du territoire et circulation de l’information
La préparation du scrutin intègre aussi une dimension numérique plus affirmée qu’en 2015 ou 2020. Face à la multiplication des fausses informations, notamment sur les réseaux sociaux et les messageries instantanées, un dispositif de veille numérique a été mis en place. Il est supervisé par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle (ARCA) et soutenu par des experts en cybersécurité. Son rôle est d’identifier rapidement les rumeurs susceptibles de provoquer des troubles, comme les fausses annonces de retrait de candidats ou de violences dans certains bureaux de vote, afin de permettre une réponse rapide des autorités.
Sur le terrain, la coordination entre forces de l’ordre est renforcée via des centres de commandement intégrés. Ces structures permettent de suivre en temps réel les incidents, de sécuriser les axes de transport des urnes et de surveiller les zones sensibles, notamment dans le nord du pays et certaines régions de l’ouest qui avaient été touchées par les violences passées. Cette organisation vise à réduire les délais d’intervention en cas de tension ou d’attaque localisée.
Une approche apaisée, sans restriction excessive
Contrairement à certaines périodes électorales passées, aucun couvre-feu n’a été décrété et les déplacements restent libres sur tout le territoire. Les autorités privilégient la “présence dissuasive” plutôt que la démonstration de force.
Les unités déployées ont reçu des consignes claires : prévenir les tensions sans entraver la participation citoyenne.
Cette ligne de conduite traduit une évolution dans la culture de sécurité ivoirienne.
Le gouvernement souhaite montrer qu’il est possible d’assurer la stabilité sans restreindre les libertés publiques, un signal fort à l’approche d’un scrutin considéré comme un test de maturité démocratique.
Un message de stabilité dans un contexte régional troublé
Alors que plusieurs pays de la sous-région ont dû reporter leurs élections pour raisons sécuritaires, la Côte d’Ivoire entend montrer une autre voie : celle d’un État capable de sécuriser son processus démocratique tout en maintenant l’ordre public.
Dans un environnement ouest-africain marqué par les transitions militaires et les incertitudes, le pays veut apparaître comme un pôle de stabilité et de gouvernance maîtrisée.


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