Le Président Alassane Ouattara a été investi lundi pour un quatrième mandat à la tête de la Côte d’Ivoire, lors d’une cérémonie au palais présidentiel d’Abidjan, a constaté un journaliste de l’AFP.
Le Président Ouattara a été réélu le 25 octobre.

« Devant le peuple souverain de Côte d’Ivoire, je jure solennellement et sur l’honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution, d’incarner l’unité nationale (…) de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans l’intérêt supérieur de la Nation, » a déclaré M. Ouattara, main droite levée et main gauche sur la Constitution.

La cérémonie s’est tenue en présence de onze chefs d’Etat africains (Angola, Congo-Brazzaville, Djibouti, Gabon, Sénégal, Comores, Ghana, Gambie, Liberia, Sierra-Leone et Mauritanie) mais aussi d’anciens dirigeants comme le Nigérien Mahamadou Issoufou ainsi que de la Secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo.
Hors Afrique, la France, contestée en Afrique de l’Ouest mais toujours partenaire privilégié de la Côte d’Ivoire, était représentée par la Présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet.
Les Etats-Unis ont de leur côté envoyé le sous-secrétaire d’Etat américain à la Croissance économique, Jacob Helberg, qui devait s’entretenir avec le Président Ouattara dans l’après-midi.
Si le Président ivoirien a été confortablement réélu avec 89,77% des voix, la moitié des électeurs ont boudé le scrutin du 25 octobre, la participation atteignant 50,10%.
Les deux principaux opposants, l’ex-Président Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam n’avaient donné aucun mot d’ordre avant le scrutin, dont ils étaient exclus en raison de leur radiation de la liste électorale, le premier pour une condamnation pénale et le second pour des questions de nationalité.
Ils étaient tous deux absents lundi à la cérémonie d’investiture.
Avec AFP










![Tribune | Célébrités, fonctions ludiques et politique : quand les vedettes changent d’arène [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ce ballet de recrutement, de cooptation et d’appuis médiatiques est devenu une marque de fabrique des campagnes électorales contemporaines, en particulier au pays de Hollywood, les États-Unis, mais aussi en Europe, en Amérique latine et en Afrique, à un moment où le populisme devient le crédo des partis politiques et une panacée de réussite électorale. Le phénomène est mondial : en Ukraine, Volodymyr Zelensky, humoriste qui incarnait un président vertueux dans une série télévisée, a accédé à la magistrature suprême ; au Libéria, George Weah, lauréat du Ballon d’or 1995, est devenu président après une guerre civile ravageuse ; sans parler des États-Unis, où Ronald Reagan et Arnold Schwarzenegger ont fait le saut des plateaux de tournage et des studios de télévision aux plus hautes fonctions. Toutefois, cette tendance suscite à la fois fascination et inquiétude, soulevant des questions fondamentales sur la légitimité et l’éthique politiques à l’ère de l’État-spectacle et de la saturation médiatique.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Ronald-Reagan--450x248.jpg)
