Tous les articles qui parlent de Donald Trump - Page 23

La République démocratique du Congo et le Rwanda ont signé vendredi, sous les auspices des Etats-Unis, un accord de paix visant à mettre fin au conflit dans l'est de la RDC, qui a fait des milliers de morts, Donald Trump saluant "un nouveau chapitre d'espoir." "Aujourd'hui, la violence et la destruction prennent fin et toute la région entame un nouveau chapitre d'espoir et d'opportunités, d'harmonie, de prospérité et de paix." a déclaré le président américain à la Maison-Blanche aux côtés des ministres des Affaires étrangères des deux pays. "C'est un jour merveilleux," a-t-il ajouté à propos de cet accord qui doit également déboucher, selon lui, sur l'obtention par les Etats-Unis de droits miniers en RDC.

La République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont signé vendredi 27 juin au Département d’Etat américain sous la supervision de Marco Rubio un accord de paix destiné à mettre fin à plus de trente ans de conflit. Dans la même journée, le président Donald Trump signe une lettre de félicitations alors qu'il rencontre le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Rwanda Olivier Nduhungirehe et la ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo Thérèse Kayikwamba Wagner à la Maison-Blanche

Quand les grandes puissances font la guerre par procuration Imaginons ce scénario géopolitique : Les États-Unis attaquent l’Iran, prétendant défendre Israël. La Chine critique Washington, mais n’intervient pas directement. La Russie promet un soutien à Téhéran, renforçant ainsi une alliance stratégique. L’Iran riposte, non contre Israël directement, mais en ciblant un allié américain comme le Qatar. Simultanément, la Russie intensifie la guerre en Ukraine, détournant l’attention mondiale. Ce scénario reflète la réalité d’un monde où les superpuissances évitent la confrontation directe, préférant manipuler les conflits via des acteurs secondaires. Les civils, eux, paient le prix fort.

Dans le théâtre mondial contemporain, les grandes puissances se déguisent tour à tour en pacificateurs, victimes et justiciers. De la crise entre le Congo et le Rwanda, à la guerre entre la Russie et l’Ukraine, en passant par l’escalade entre Israël et l’Iran, les puissances mondiales prêchent la paix mais financent la guerre, souvent par procuration

A peine de retour à la Maison-Blanche cela va changer, en décidant de réduire drastiquement la part de budget de l’USAID destinée à l’Afrique . Mais le pire reste sans doute à venir, avec une prochaine échéance critique : celle de l’AGOA /Africain Growth and Opportunity  Act/.

Au cours de son premier mandat, Donald TRUMP n’avait pas vraiment manifesté un quelconque intérêt pour le continent africain. Certes en ne remettant pas en cause l’Agence d’Aide au Développement Américaine /USAID / et en maintenant son budget il s’inscrivait dans la continuité de plusieurs décennies d’aide américaine au développement du continent

Pour comprendre cette recomposition en cours, il ne suffit plus de parler d’influence des grandes puissances, il faudra aussi s’intéresser à la manière dont les décisions sont prises, aux perceptions des dirigeants et aux jeux internes qui influencent leurs choix. C’est ce que révèle l’approche dite de la Foreign Policy Analysis, en s’intéressant moins aux États comme blocs monolithiques qu’aux décideurs, à leurs intérêts, leurs contraintes et leurs perceptions du monde.

La région MENA n’est plus simplement le théâtre de rivalités entre puissances extérieures, elle est devenue le terrain d’une bataille plus complexe, où se croisent stratégies globales – de Washington à Moscou, en passant par Pékin – et ambitions régionales portées par des puissances régionales comme l’Iran, la Turquie, Israël, les Émirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite ou le Qatar